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Mon chat perd trop de poils, est-ce normal ?

Vendredi 05 Octobre 2018 |

La perte de poil est l’un des sujets de plaintes le plus récurrent. En effet, certaines de nos boules de poils en perdent une quantité impressionnante, le plus naturellement du monde. Comment savoir, dans ce cas, si la perte de poil est normale, ou est le signe d’un problème sous-jacent ?

La perte de poils est un motif de consultation très fréquent. Quand ce n’est pas une perte de poils naturelle, on parle d’alopécie : cela peut aller jusqu’à des zones découvertes, sans poil. Il peut y avoir de nombreuses causes, qu’elles soient primaires (le poil ou la peau est malade) ou secondaire (le poil chute en conséquence d’un autre problème).

La physiologie du poil

Le poil est fabriqué par certaines structures cellulaires de la peau, les follicules pileux. Le follicule pileux a une activité cyclique, composée de plusieurs phases, qui s’étalent sur des mois :

  • une phase anagène ou phase de croissance
  • une phase catagène ou phase d'involution, qui commence quand le follicule a fini de croître
  • une phase télogène ou phase de repos, avant la chute

Mon chat perd trop de poils, est-ce normal ?

Chaque follicule est indépendant, les cycles ne sont pas synchronisés : le pelage se renouvelle de manière continue sur tout le corps.

Cependant, on observe des variations saisonnières chez certains animaux, et cela s’explique par la quantité de poils en pleine croissance à la fin du printemps (d’où les pertes), alors que l’hiver le pelage se densifie avec plus de poils en phase de repos.

Mon chat perd trop de poils, est-ce normal ?

La mue : une perte de poils naturelle

La mue est donc la première cause de chute de poils. Elle se caractérise par une perte de poils sur tout le corps, de manière homogène : une zone de pelage moins dense, ou sans poil, ne peut donc pas s'expliquer simplement par la mue.

Le chat dispose d'une langue râpeuse, dont la particularité est de peigner son pelage : l'avantage est qu'il limite le dépôt de poils morts, mais en contrepartie, il avale ces poils, ce qui peut provoquer des troubles digestifs, en trop grande quantité.

Il existe de nombreux facteurs influençant la mue ; il convient de connaître son animal et de gérer ces périodes par des brossages réguliers, afin de limiter les pelotes de poils ingérés. Qui dit perte de poils dit aussi poils qui se répandent dans votre maison à vitesse grand V. Pour régler ce problème, pourquoi ne pas opter pour un aspirateur balai qui a le grand intérêt de ne pas avoir de fil et d’être plus polyvalent puisqu’il peut aussi être utilisé comme un aspirateur à main. Prenez-le équipé de brosses motorisées qui permettent de retirer davantage les poils incrustés et d’avoir un résultat impeccable.

De très nombreuses causes peuvent conduire à des chutes importantes de poils, autre que la mue. Nous commencerons par les causes biologiques, à vérifier en priorité en clinique vétérinaire. Puis, après avoir étudié les causes possibles par rapport à sa santé, nous pouvons envisager les causes comportementales.

La perte de poils suite à un problème biologique

Le motif de consultation "perte de poils" est l'un des plus fréquents en clinique vétérinaire, en particulier en dermatologie. En effet, c'est un symptôme facile à repérer. Par contre, déterminer l'origine de ces pertes est souvent un véritable calvaire, car le diagnostic n'est pas facile.

Une perte de poils pathologique se caractérise par :

  • une perte de poils plus brutale
  • l'apparition de zones sans poils
  • présence de lésions : pellicules, croutes, saignements, griffures, boutons...
  • rougeurs, inflammation

On commence par distinguer deux cas : soit l'animal a des démangeaisons (et la perte de poils est directement due à ces grattages), soit la perte de poils est secondaire, due à une autre cause.

On y retrouvera notamment :

  • les causes parasitaires : il existe des parasites qui provoquent des démangeaisons, d'autres non. Chez le chat, les puces sont très souvent responsables directement des grattages. On citera également la gale, qui provoque de violentes démangeaisons. Au contraire, la teigne est un parasite qui provoque des lésions sans grattage. Il est souvent nécessaire de procéder à des analyses pour déterminer le parasite en cause.
  • les causes allergiques : on y retrouve à nouveau les puces, car la salive de ce parasite est très allergisant pour le chat : quelques piqures de puce suffisent à provoquer des démangeaisons impressionnantes. Mais il ne faut pas négliger les autres causes d'allergie, d'autant que l'allergie est souvent un phénomène multicausale : allergie alimentaire, pollen, poussières...
  • les causes infectieuses : de temps en temps, une petite griffure ou une lésion peut s'infecter, provoquant rougeur, démangeaisons, et pouvant parfois évoluer jusqu'à l'abcès.
  • les maladies endocriniennes : ce sont des causes de perte de poils sans grattage : on citera chez le chat l'hyperthyroïdie, le diabète, ou très rarement, le syndrome de Cushing.

La perte de poils suite à un problème de comportement

Face à une perte de poils anormale, il faut toujours commencer par vérifier les causes non comportementales, citées ci-dessus. Mais une fois toutes ces causes éliminées, il reste à envisager une origine comportementale, ou psychosomatique.

Or, le chat est un animal très sensible, et facilement sujet à l'anxiété et au stress, il développe alors souvent des comportements répétitifs, voir compulsifs.

Chez le chat, une perte de poils due au stress se manifeste alors par des léchages importants, et une augmentation du temps passé à la toilette. L'alopécie se caractérise par un poil cassé (plus que des chutes de poils), localisée surtout sur le ventre, les flancs et le bas du dos.

Mon chat perd trop de poils, est-ce normal ?
Budget-temps chez le chat normal, et le chat en hyper-toilettage

Il peut y avoir d'autres symptômes comportementaux associés :

  • diminution de l'activité, baisse de la motivation et de la curiosité
  • agressivité
  • malpropreté

La difficulté d'une telle situation est qu'il est très difficile d'identifier la cause du stress qui provoque la perte de poil. Une consultation chez un vétérinaire comportementaliste est souvent nécessaire, pour analyser convenablement l'environnement et les habitudes du chat, et mettre en place une thérapie comportementale. En effet, s'engager dans la mauvaise voix empire souvent la situation du chat, dont le stress redouble : il ne faut pas hésiter à faire appel à un professionnel du comportement du chat.

On retiendra donc qu'une perte de poils anormale est un problème souvent complexe, ayant de très nombreuses causes possibles. Il convient d'avoir une démarche objective, en évitant de focaliser sur une cause trop rapidement, et s'entourer de professionnels compétents pour arriver à un diagnostic, sans rester sur des suppositions.

Dr Stéphane Tardif
Docteur vétérinaire et rédacteur pour Wamiz

A lire aussi : Votre chat est-il droitier ou gaucher ?

# poil, poils d'animaux, Entretien
Crédits photo :

shutterstock

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