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Les états d’âme du chien

Le chien manifeste des états mentaux, qui comme nous, caractérise son humeur et ses émotions. Anxiété, hystérie, dépression, phobie, bonheur... sont des états d'âme que le chien va pouvoir adopter : il est essentiel pour tout ami des chiens de savoir les identifier et y réagir correctement.

Le chien, comme tout être vivant sensible, exprime des émotions pour communiquer son humeur ou son état mental. On peut alors définir un état d’âme comme un état émotionnel, que l’animal aura tendance à exprimer plus souvent. Naturellement, cet état d’âme dépend du tempérament du chien, mais aussi de son expérience et du contexte de vie.

La liste des états mentaux du chien donnée dans cet article n'est pas exaustive : les scientifiques ne s'accordent pas toujours sur ce qu'il se passe dans la tête de nos toutous. L'éthologie, la science du comportement, est une science jeune, et elle fait face aujourd'hui à différentes écoles de pensée qui ne sont pas toujours d'accord entre elles. Il est donc important de comprendre que les notions développées plus loin sont les notions de base, empiriques, adaptées pour la médecine du comportement, mais susceptibles d'évoluer rapidement en fonction de nos connaissances.

La difficulté est qu'un état mental est le mélange de l'humeur du chien, avec son tempéramment, qui sont deux critère d'analyse difficile à distinguer l'un de l'autre lorsque l'on regarde un chien inconnu. D'où l'importance de toujours se référer aux émotions de base, bien définies en éthologie, et faciles à identifier pour nous.

La souffrance chez le chien

Pour définir le concept de souffrance, il faut aborder deux notions importantes : la douleur, et l’inconfort.
La douleur est une expérience sensorielle et/ou émotionnelle désagréable, causée par une lésion réelle ou potentielle, et qui provoque une réaction motrice de l’individu pour y échapper (définition d’après l’International Association for the Study of Pain, 1979).

L’inconfort est un état où l'animal doit consacrer un effort substantiel pour surmonter des variations parfois extrêmes de son environnement. Son intensité dépend de l’opportunité et de la capacité qu’ont les animaux à faire face à cette situation.

La souffrance va alors être un état émotionnel aversif, conséquence de la douleur et/ou de l’inconfort, lorsque leur intensité et leur durée présente un degré important. La souffrance est atteinte lorsque la situation n’est plus tolérable pour l’animal.

Il est donc très difficile de la mesurer chez un chien, pour la même raison que chez nous : cela dépend énormément d’un individu à l’autre, avec une certaine capacité à tolérer plus ou moins de souffrance.

L’hystérie chez le chien

C’est un état mental qui se caractérise par une émotion trop intense. Cela peut être la joie, la colère, la peur, la frustration, mais dans tous les cas, c’est l’excitation qui se manifeste, de façon excessive et incontrôlable.

Les chiens peuvent naturellement devenir hystériques, de la même façon que nous : il y a des causes liées à l’individu (tempérament, expérience), et des causes liées à son environnement (contexte, choc émotionnel).

Par exemple, un chien qui a du mal à tempérer ses émotions lors du retour de ses propriétaires peut manifester un comportement hystérique, avec de grosses difficultés à revenir au calme, à garder le contrôle de ses mouvements, et des gémissements, des mictions involontaires…

Il peut y avoir plusieurs causes à ces comportements : d’une part, de mauvais apprentissages et notamment, la gestion des émotions. Le chien présente alors un comportement lunatique, variant d’un extrême à l’autre. D’autre part, le chien peut manifester d’un mal-être, comme la solitude ou le manque d’activité, par des comportements hystériques. Il sera donc important de ne pas traiter toutes les hystéries de la même façon.

L’anxiété chez le chien

Dans 90% des cas, on parle de l’anxiété de séparation, avec un panel de symptômes classiques (destruction, vocalises, mictions,… en l’absence des propriétaires). En réalité, il ne s’agit pas toujours d’anxiété, c’est plus souvent un manque d’activité. Le chien ne manifeste aucun comportement lié à la peur.

Un chien peut par ailleurs manifester un état dit « anxieux ». C’est une peur anticipée : il y a attente d’un évènement stressant, mais celui-ci n’est pas présent. Par exemple, en l’absence du propriétaire, le chien peut manifester de l’anxiété car il a peur de tout sans son propriétaire (même s’il se trouve chez lui où rien ne lui fait peur, il va quand même être anxieux).

Peur et anxiété sont des réactions adaptatives, liées à la survie, elles sont normales, dans le sens où n’importe quel animal va les exprimer comme une réponse prévisible. Par contre, un chien qui exprime trop d’anxiété, trop souvent, aura une souffrance par rapport cet état mental. Il conviendra alors de trouver le motif de son anxiété pour le corriger.

L’anxiété est souvent contextuelle : liée à des individus, à un lieu donné, ou une situation particulière. On peut jouer directement sur la cause en la supprimant, où permettre au chien réaliser des apprentissages pour supporter sa peur (comme apprendre la solitude).

La phobie chez le chien

La phobie est quant à elle anormale, elle n’est ni adaptative, ni liée à la survie. C’est une situation où le chien réagit par défaut, mais avec trop d’intensité : il identifie un danger qui le choque, il subit alors de plein fouet les émotions négatives qui y sont liées (peur, panique).

On reconnait alors la phobie comme une peur très marquée, dirigée contre un stimulus précis. Ce comportement a tendance à augmenter avec l’âge, il est fréquent que le vieillissement cérébral à partir de 7-8 ans débute ou amplifie l’anxiété ou les phobies.

On trouve parmi les phobies : orage (généralisation : pluie, vent, pression atmosphérique), feu d’artifice, coup de feu, bruits (urbains), hommes/enfants, chiens, voiture/transport.

Un état anxieux répété peut d’ailleurs conduire à installer une phobie, mais un traumatisme violent aura le même effet, beaucoup plus rapidement ! La phobie va être gradée en fonction de son importance (d’une petite aversion à une intolérance totale pour le stimulus phobique).

On traite la phobie avec ce qu’on appelle une désensibilisation, ce processus est souvent long. Une aide médicamenteuse est souvent prescrite pour aider le chien à se concentrer lors des premiers exercices (surtout ceux qui partent en peur-panique directement).

La dépression chez le chien

Le terme « dépression » renvoi à plusieurs état mentaux, légèrement différents, mais caractérisés par un comportement triste. L’animal perd sa motivation et sa joie, et réalise de moins en moins de comportements.

Le plus connu et le plus fréquent des états dépressifs est la détresse acquise. Il s’agit de l’incapacité d’apprendre une réponse d’évitement face à un stimulus désagréable, quand on répète le stimulus de façons à ce que l’animal ne puisse s’y soustraire. L’animal finit par ne plus tenter d’échapper au stimulus, et peut manifester des signes d’anxiété : on est alors en détresse acquise (aussi appelée résignation acquise).

L’exemple le plus connu est le chien qu’on gronde quand on découvre sa bêtise, mais trop tard. Le chien réagit face à notre colère et malheureusement, il n’évite pas la réprimande, bien souvent. Au bout d’un moment, le chien ne sait absolument plus comment nous accueillir sans se faire gronder. Comme il n’associe pas la réprimande avec la bêtise mais vraiment avec notre retour, il finit alors pas ne plus faire la fête, voir se cacher : on est en résignation acquise.

Cet état est grave, car même si l’objet de son stress disparait, comme le chien a appris à ne plus y réagir, il peut ne même pas s’en rendre compte.

Le bonheur chez le chien

Difficile de considérer le bonheur comme un état mental à proprement parlé, mais à l’inverse des états mentaux négatifs cités précédemment, le chien peut aussi naturellement manifester un état mental exprimant son bien-être.

On reconnaitra la capacité à rester stable émotionnellement, une plus grande proportion à exprimer de la joie, un comportement actif, avec une curiosité contrôlée pour l’inconnu, comme étant des caractéristiques d’un chien équilibré, bien dans sa tête, et donc potentiellement heureux.

Certains chiens, avec des environnements trop confortables, peuvent exprimer une certaine frustration, par rapport à des éléments qui ne devraient pas le déranger normalement. Par exemple, un chien qui mange trop pourra devenir capricieux sur le type d’aliment qu’il ingère. Il convient donc, pour être heureux, d’avoir des expériences positives, mais aussi des efforts à réaliser, afin d’en tirer du plaisir. Pour un chien, cela revient à ne pas satisfaire tous ses caprices, et d’être capable de lui donner des exercices d’apprentissage pour le stimuler.

Avant toutes choses, satisfaire les besoins fondamentaux du chien est la meilleure recette du bonheur. Pensez donc en premier à lui donner suffisamment de votre attention (besoins sociaux) et des promenades longues et régulières (besoins d’activité). Un chien qui ne présente pas de frustration par rapport à ses besoins fondamentaux va pouvoir se développer sereinement.

Dr Stéphane Tardif
Docteur vétérinaire et rédacteur pour Wamiz

2 commentaire(s)
Voilà, j'ai un chien âgé de 2 ans. C'est un Golden Retriver.
Mes parents se sont séparés et j'ai l'impression que mon chien est triste depuis qu'il ne voit plus mon père.
Ma mère part souvent de ma maison pour aller voir des amis pendants quelques jours, donc mon chien est avec moi et ma soeur.
A chaque fois que ma mère part pour quelques jours, il ne mange plus, ne joue plus, ne reste plus avec nous (ma soeur et moi). Il reste dans son coin et ne vient pas avec nous, même quand on l'appelle..
Que faire ? Aidez moi s'il vous plait, je m'inquiète..
Bonjour,
Nous avons acquis ma femme et moi,un Coton de Tulear hier,chez un eleveur.
Il a 4 mois.
Nous avons choisi un mâle parmi les 4 disponibles.
Nous l avons choisi, parce qu il nous plaisait et n'était pas trop en retrait et n aboyant pas.
Il a été malade en voiture, il a vomi.
Nous habitons une maison qui a un jardin.
Quand nous sommes arrivés, nous l avons posé par terre.
Il a vu notre chat Alfy (européen de 9 kgs), plutôt craintif et non agressif.
Nous lui avons mis de l'eau.
Il ne bougeait pas, et quand on s' approchait, il fuyait.
Quand on l'a pris, il se débattait et nous a même mordu.
On ne l a pas rabroué, mettant ça sur le changement d'environnement, de la coupure avec sa famille.
Nous lui avons mis sa couche dans la cuisine, où nous l'avons posé et il n a pas bougé de la nuit.
Ce matin, nous lui avons donné à manger, la nourriture donnée par l'éleveur, il a mangé un peu, il a fait ses besoins dans le jardin. il est à peine moins craintif qu'hier.
Cela nous inquiète,il n'est pas vif comme un chiot peut l'être.
Nous avons pris cette race pour son côté joueur, proche de l'humain.
Il est amorphe, craintif,ne veut pas jouer.
il reste dans son coin et se débat si on veut le prendre.
Qu'en pensez-vous?
Merci pour vos réponses.
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