Le gouvernement vient d’annoncer la mise en place d’un dispositif exceptionnel qui va permettre d’assouplir temporairement les règles sanitaires pour l’arrivée de chiens et de chats provenant de plusieurs pays de la région.
Une décision qui intervient après plusieurs polémiques liés à des expatriés ou influenceurs qui ont quitté des pays du Moyen-Orient en laissant derrière eux leurs animaux lors de leur départ précipité.
Des règles sanitaires assouplies jusqu’à fin avril
Pour faciliter les retours d’urgence, le ministère français de l’Agriculture a donc décidé d’autoriser l’entrée en France de chiens et de chats même lorsqu’ils ne remplissent pas toutes les conditions sanitaires habituellement exigées par l’Union européenne. Cette dérogation exceptionnelle est valable jusqu’au 30 avril 2026.
Elle concerne les animaux accompagnant leurs propriétaires en provenance de nombreux pays du Moyen-Orient, notamment la Syrie, le Liban, Israël, la Palestine, l’Irak, l’Iran, l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, Oman, la Jordanie, le Yémen, Bahreïn et le Qatar.
L’objectif est de permettre aux Français qui quittent la région dans l’urgence de ne pas être contraints d’abandonner leurs animaux en raison de formalités administratives trop longues ou impossibles à remplir dans le contexte actuel.
Un engagement demandé aux propriétaires
En contrepartie de cette dérogation, les propriétaires vont devoir respecter certaines obligations à leur arrivée en France. Ils devront notamment s’engager à contacter rapidement un vétérinaire et à déclarer leur animal auprès de la direction départementale chargée de la protection des populations.
Ces démarches visent à garantir que les contrôles sanitaires nécessaires soient réalisés après l’entrée sur le territoire, afin de limiter les risques pour la santé animale et publique.