Les chercheurs ont analysé de nombreux enregistrements de chats domestiques et chats sauvages afin de comparer les caractéristiques acoustiques des miaulements et des ronronnements. Si les miaulements varient selon les situations — demande de nourriture, appel à l’attention ou manifestation de stress — ils présentent des structures sonores relativement similaires entre individus.
« On prête davantage attention aux miaulements car les chats utilisent principalement ces vocalisations à notre égard », explique Danilo Russo, premier auteur de l'étude.
La complexité du langage sonore du chat
À l’inverse, le ronronnement affiche des variations fines et constantes liées à la physiologie du chat. Fréquence, intensité et rythme des vibrations forment un profil sonore stable, permettant d’identifier un chat avec davantage de précision que le miaulement.
Les scientifiques expliquent cette singularité par le mode de production du ronronnement, étroitement lié à la morphologie du larynx, à la musculature et à la cage thoracique de l’animal. Des facteurs biologiques propres à chaque chat qui rendent ce son difficilement reproductible.
Cette découverte confirme également que le ronronnement ne se limite pas à l’expression du bien-être. Les chats ronronnent aussi dans des situations de stress, de douleur ou de convalescence. Certaines fréquences observées pourraient même favoriser la récupération physique.
À terme, l’analyse du ronronnement pourrait trouver des applications en médecine vétérinaire, notamment pour le suivi de l’état de santé ou l’identification des animaux. Une nouvelle piste de recherche qui met en lumière la complexité du langage sonore félin.