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Race de chien :

Comment améliorer l’obéissance de votre chien ?

Il est possible de rendre un chien plus obéissant, mais cela ne se fait pas sans éducation.

L'avis de l'éducateur Antonio Ruiz

Il n’y a pas cinquante façons d’apprendre quelque chose à un chien. Disons qu’on peut le récompenser pour avoir fait quelque chose de bien, le punir pour avoir mal agi, ou dans ce second cas l’ignorer. Aujourd’hui de plus en plus de dresseurs utilisent des méthodes positives qui misent tout ou presque sur les récompenses, la motivation du chien et les techniques « douces » (leurre, jeu, clicker…).

D’autres sont encore à l’ancienne mode et punissent autant si ce n’est plus que de raison. On sait aujourd’hui que ce n’est pas la façon la plus agréable de procéder (demandez aux chiens ce qu’ils en pensent !) mais surtout pas la plus efficace. Rejeter la punition à 100% me paraît une erreur permissive lourde de conséquences mais une proportion de 90/10 en faveur des récompenses et autres encouragements au détriment des sanctions me semble une bonne moyenne.

Beaucoup de gens sont plutôt sur une bases de 5% de récompenses, 10 % de punitions et 85 % de non-réaction. Pas terrible ! Car si pour faire cesser un mauvais comportement (les sauts, les aboiements, les chapardages…), on peut recourir à l’extinction (qui consiste à ne pas réagir), ne pas réagir lorsque le chien a bien travaillé est contre-productif. Cela dit, c’est typiquement humain !

Combien de fois votre boss vous a-t-il enguirlandé pour une faute commise ? Souvent et c’était mérité… et combien de fois vous a-t-il félicité pour un travail bien fait ? Jamais, dommage ! Bien sûr, vous êtes payé pour faire ce travail mais un encouragement ou une félicitation font tout de même plaisir, non ? Les chiens apprécient aussi.

Quelques exemples concrets

Idéalement vous devez associer un bon comportement avec une récompense, c’est aussi simple que cela. Votre chien revient, il est récompensé. Il ne revient pas : demandez-vous pourquoi et essayez de ne pas le mettre en situation d’échec.

Un excellent confrère dit souvent qu’il ne faut pas créer de mauvais scénario, je pense qu’il a raison. Réduisez la distance entre vous, utilisez une longe, travaillez dans un endroit moins perturbant (tentant) pour votre chien. Augmentez graduellement les difficultés et vous verrez qu’elles s’aplaniront d’elles-mêmes.

Votre chien saute sur les visiteurs : tenez-le en laisse pour le contrôler puis travaillez-le assis, afin qu’il se calme et n’oubliez pas de le faire récompenser par vos amis quand il est sage afin qu’il comprenne où est son intérêt. Il aboie, proposez-lui un marché : veux-tu une friandise ? S’il accepte, il ne pourra pas (c’est physique) à la fois manger sa friandise et aboyer. Donc s’il prend la croquette, il se tait. Une fois, le silence obtenu, occupez son esprit avec une autre commande, « couché » par exemple. Vous verrez, bien peu de chiens arrivent à aboyer en étant couchés.

Si votre chien chaparde ou se prend pour un aspirateur, travaillez le refus d’appât, le « crache » et plutôt que de le sanctionner parce qu’il a attrapé quelque chose d’interdit, récompensez-le pour avoir bien obéi à vos ordres ; « pas toucher » ou « laisse ».

Votre chien détruit tout en votre absence ? Commencez par vous demander pourquoi il fait cela : est-ce par ennui, par stress ou une autre raison ? Travaillez sur les causes plutôt que sur les conséquences. Que votre chien monte sur les fauteuils ou sur les canapés, qu’il entre dans votre chambre, voire qu’il monte sur votre lit ne me semble pas forcément si grave.

Eh oui, même entre professionnels nous n’avons pas toujours les mêmes approches ! Attention ce n’est pas si grave à 3 conditions :
- votre chien n’est pas une terreur et n’est pas agressif
- c’est votre choix que de lui permettre l’accès à ces lieux
- vous pouvez les lui interdire, l’en faire sortir ou descendre d’un simple ordre verbal

Si ces 3 conditions sont réunies, allez-y, vous avez ma bénédiction. S’il en manque ne serait-ce qu’une seule, faites attention et demandez de l’aide à un professionnel. Une des bases d’une bonne relation avec son chien est : « être capable de contrôler l’espace et les déplacements de son compagnon ».

Puisque nous parlons de dominance, j’aimerais simplement rappeler à ceux qui pensent être des chefs de meute cette maxime : « en bon dominant, sachez vous dominer ».

Conclusion

Les chiens ne naissent pas obéissants (pas même les chiens guide d’aveugle ou les chiens d’assistance aux handicapés), ils le deviennent. Il incombe aux humains, éleveurs, propriétaires, éducateurs, vétérinaires, comportementalistes de les y aider. Une bonne obéissance est basée sur les notions de compréhension et de respect.

Le maître sera ferme, juste, cohérent et surtout pas avare de récompenses. Son chien se contentera d’être un chien joyeux, fidèle et toujours prêt à faire plaisir à son maître pour y trouver son propre compte. Comme pour les enfants il y aura toujours des enfants bien élevés qui s’inséreront dans la société sans soucis et ceux qui devront se débrouiller seuls et pour qui ce sera plus difficile.

Soyez réellement le maître de votre chien pour son bien, celui de votre entourage, et vous pourrez être légitimement fier de lui et de vous.

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Florence Desachy
  • Docteur vétérinaire comportementaliste, enseignante et directrice d'une collection d'ouvrages animaliers

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