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Je crois qu'en effet, ce qui explique ce phénomène c'est une combinaison incluant ce que Docline mentionne. Et en plus, il y a l'aspect des routines qui sont troublées. En sautant un soir, les louves ne tiennent plus en place le lendemain matin.
En fait ça, en soit, peut devenir une routine! Suffit probablement de le faire 2 ou 3 fois. Donc pour le chien, il "arrive" de façon routinière mais non régulière, que systématiquement si on ne sort pas le soir, on sorte le lendemain matin.
Comprennent-t-ils le futur? Bonne question. Je pense qu'ils "sentent" la notion de futur, de perspective dans le temps en regard à l'attente, comme une façon de patienter. Si je laisse ma chienne dans l'auto, et que je m'éloigne pour faire une course, elle "sait" qu'un peu plus tard (donc dans un futur proche), je reviens donc elle demeure paisible. C'est routinier ça aussi. On en parlait dans une autre discussion, attendre 8 à 10h pour un chien à la maison pendant que les maîtres travaillent. Si ces chiens ont une vie en dehors de ça, possible qu'ils soient en mode "attente". Ils ont une idée de comment se "ressent" cette attente. Ce "futur de 10h", ils peuvent le vivre.
Le chien qui en revanche hurle sa vie, détruit tout, a du mal avec ce concept. Il ne comprend pas ou ne sent pas très bien ce futur proche. Donc je dirais que le chien qui est à l'aise avec l'attente, comprend le futur. L'attente serait définie en relation aux rituels. Soit qu'elle en fait partie, soit qu'elle représente une déviation.
Si 3 ou 4 fois par an seulement, on saute un soir, ça représente une déviation à ce rituel des sorties de soirée. Dans ce cas oui il se peut que le chien soit en mode attente, et on peut percevoir d'une certaine façon, tout ça comme une certaine affinité avec le concept du futur. Une extension de ça serait de l'enseigner, de codifier le futur, mettre des mots sur tout ça (comme, "demain"). Il se pourrait qu'avec le bon protocol, ça puisse s'étudier.