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Race de chien :

Les causes de l'obésité chez le chien

chien gros

Le développement de l’obésité a souvent été associé à des facteurs génétiques. Chez le chien, l’influence de la race a, par exemple, été observée.

Les Labradors, les Cockers, les Colleys, les Teckels, les Beagles et quelques Terriers sont plus souvent obèses que les Lévriers, Dobermans, Bergers allemands, Boxers, Fox-Terriers…

Les deux autres facteurs les plus importants dans l’origine de l’obésité sont un excédent d’énergie stockée et/ou une diminution de l’activité physique ; la cause principale du développement de l’obésité est un apport trop important par rapport aux dépenses énergétiques.

Ainsi, l’obésité est courante chez les animaux de compagnie : on a estimé que 20 à 30 % des chiens de compagnie présentaient un excès de poids.

Plusieurs facteurs liés à l’environnement favorisent le surpoids chez ces animaux : facilité d’accès à une nourriture très appétissante, manque d’exercice, prédispositions raciales, ovariectomie, progestatifs, tendance des propriétaires à partager leur propre nourriture avec leurs animaux…

Les femelles sont aussi plus exposées au risque d’obésité, de même que les sujets âgés : les chiens qui vieillissent voient leur activité physique réduite, soit par simple baisse du dynamisme, soit à cause d’une pathologie, et leur métabolisme basal est réduit de 20 %.

Le déséquilibre entre apport énergétique et dépense physique

L’alimentation

Dans les cas d’obésité, on retrouve souvent un excès de déchets de table riches en graisse et pauvres en protéines de bonne qualité, ainsi que des abus de sucres, gâteaux, friandises, apportant des calories rapides mais peu utiles.

La composition des repas des chiens est déterminée par leur maître : cela concerne le nombre de repas par jour, la quantité et la composition de l’aliment choisi.

Mais la plupart des maîtres oublient de tenir compte des apports énergétiques que constituent les « à-côtés » : biscuits, restes de table ou encore lait.

Les chiens nourris avec une ration ménagère auraient plus de risques de devenir obèses que ceux recevant une alimentation en boîte. Les raisons pourraient provenir du choix des matières premières des rations ménagères (utilisation d’ingrédients plus gras), de leur composition variable d’un jour à l’autre et du manque de conseils alimentaires. Les aliments industriels ont, pour leur part, une composition constante.

L’attitude du maître

Ses comportements peuvent conduire soit à une suralimentation, soit à une activité physique insuffisante, soit aux deux. Il existe deux phases dans l’installation de l’obésité : une phase de mise en place, par excès d’entrées énergétiques par rapport aux besoins, puis une phase de maintien pendant laquelle le chien mange normalement ou moins que la normale, mais où ses pertes calorifiques sont diminuées.

L’ingestion énergétique est excédentaire d’abord par surconsommation, puis par réduction des besoins.

Le maître doit réagir dès le début de la phase de mise en place. Sur un autre registre, une cause courante de l’obésité d’un chien est l’obésité du maître. De nombreuses raisons peuvent expliquer ce phénomène, telles qu’un manque d’exercice du propriétaire, et donc du chien, ou encore la consommation d’aliments trop riches par le propriétaire qui donnerait des restes dans ce cas bien trop nourrissants à son chien.

La surconsommation

Plusieurs facteurs en sont la cause :
- la mauvaise éducation alimentaire au moment du sevrage.
- la mise à la disposition en permanence de la ration.
- une nourriture très appétissante.
- un apport alimentaire déséquilibré, et notamment en protéines de mauvaise qualité (restes de table) que le chien doit ingérer en grande quantité pour compenser qualitativement ses besoins.
- un apport fréquent de glucides dits « rapides », sous forme de sucres, de bonbons, de gâteaux… Ces sucres, tout en ne calmant que très modérément l’appétit, stimulent la formation de graisses de réserve et leur stockage.

Attention : des suppléments à la ration, tels que l’huile végétale, peuvent aussi apporter des quantités importantes d’énergie et risquent d’être oubliés dans le calcul global.

Le manque d’activité physique

Le mode de vie moderne entraîne souvent un manque d’exercice pour le chien, surtout en ce qui concerne les animaux urbains. Durant une promenade de 30 à 45 minutes, un chien de 20 kg pourra couvrir 5 km, ce qui correspond à une dépense énergétique de 140 kcals. Si ce chien était confiné dans un jardin, il n’aurait couvert que la moitié de cette distance et sa dépense énergétique associée aurait diminuée d’autant. Peu de maîtres tiennent compte de cette différence.

La réduction des besoins

La sédentarité et la vie urbaine diminuent les besoins de l’animal. De la même façon, les animaux âgés ou castrés voient leurs dépenses énergétiques diminuées d’un cinquième, par baisse du dynamisme. L’obésité elle-même « entretient l’obésité », puisque la couche graisseuse diminue à la fois l’activité physique et les dépenses de thermorégulation. Si le chien mange alors une ration qui conviendrait en temps normal à son entretien, celle-ci permet l’accentuation du dépôt adipeux.

Les déséquilibres endocriniens

Obésité « simple » et obésité « compliquée » permettent de différencier l’embonpoint résultant d’une suralimentation ou d’un manque d’exercice, de celui résultant d’autres causes. L’obésité « compliquée » est surtout due aux déséquilibres endocriniens. Les principales maladies endocriniennes qui peuvent entraîner de l’obésité sont l’hypothyroïdie et l’hyperadrénocorticisme.

 
Florence Desachy
  • Docteur vétérinaire comportementaliste, enseignante et directrice d'une collection d'ouvrages animaliers

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