J'ai le cœur gros et des larmes pleins les yeux parce que le vétérinaire m'a téléphoné aujourd'hui pour me dire qu'il ne fallait pas "s'acharner". Bergamote a donc été euthanasiée tout à l'heure. Evidemment, ce n'est pas une surprise, j'ai eu 10 jours pour faire mon deuil, je suis heureux de l'avoir revue et de l'avoir sentie se serrer contre moi. Malgré mon chagrin, je ne regrette (presque) pas d'avoir craqué sur elle et son confrère en animalerie parce que je me dis que c'est un animal qui valait la peine d'être connu, soigné et aimé (comme tous, sans doute, mais c'était vraiment un lapin qui donnait envie d'aimer les lapins, alors que je ne suis pas familier avec l'espèce)
Pour ajouter à ma peine, Vétiver est misérable sans elle qui était la reine de la garenne, son leader et avec laquelle il avait vécu depuis des mois (je les ai achetés ensemble). Contrairement à elle, il n'est pas très copain avec l'humain, il ne vient pas chercher les caresses etc. Il vit dans ses deux pièces (il a accès partout mais explore rarement le reste de la maison et n'a jamais osé aller dans le jardin). Il est très craintif et même s'il ne nous déteste pas (il se laisse approcher et caresser sans problème). Bref, on ne pourra pas remplacer Bergamote pour lui.
Alors se pose à plus ou moins long terme la question de reprendre un lapin.
1) au bout de combien de temps ? Il me faut des années avant de faire le deuil d'un animal et d'en reprendre un de la même espèce. Je crains que Vétiver n'ait largement le temps de devenir dépressif. Je ne sais pas combien de temps ils peuvent supporter la solitude.
2) il n'a aucun symptôme et je ne l'ai pas encore fait tester mais il a toutes les chances d'avoir l'encéphalitozoonose. Même si je change la litière, ramasse le foin souillé, qu'ils ne macèrent pas dans leur urine vu qu'ils sont en liberté ... n'est-il pas irresponsable de reprendre un lapin ? Mais du coup, est-ce je condamne pas le premier à une triste vie ?
Qu'en pensez-vous ?