Bonjour,
J'ai adopté ma chienne Gyspie (border collie/lévrier/labrador) à 2 ans à la SPA. Je l'ai eu à moment étrange de ma vie puisque c'est à cette période que j'ai commencé à développer de l'anxiété et des angoisses (1 an avant son adoption). Nous avons passé ensuite 9 merveilleuses années ensemble dont la moitié de sa vie toute seule avec moi (sans congénères). Gypsie était à elle seule une aventure, l'intelligence du border, l’énergie et l'endurance du border, la vitesse et l'instinct de chasse du lévrier,, Gypsie, c'était le feu. Mais il n'y a aucun chien dans le monde qui me correspondait autant. Tout ceux (amis/famille) avant même que je m'en aperçoive me disait qu'on était faite pour être ensemble, que personne d'autre ne voudrais d'elle. Je ne sait pas si vous avez déjà connu ça, le chien avec lequel vous êtes exactement sur la même longueur d'onde, comme si vous aviez été fait pour vous rencontrer. On était extrêmement complice. Un regard et je savais ce qu'elle avait dans la tête, et vis versa. Mon entourage nous qualifiait de fusionnelle, et c'est vrai qu'avec le temps, j'ai fini par admettre qu'on l'était. On était toujours ensemble, et elle représentait 90% de ma vie (attention, ma chienne supportait aussi bien la solitude, ou qu'on se sépare). Elle m'a éduqué autant que je l'ai éduqué. Lorsque Gypsie est décédée, ç'a a été un choc absolument terrible pour moi. Lorsque le vétérinaire m'a appris la nouvelle au téléphone, j'en ait perdu la voie, je suis restée plusieurs heures au même endroit, sans bouger d'un cil, hébétée, une seule et unique pensée dans ma tête qui ce répétait sans cesse: "c'a n'a pas de sens". Pour moi, c'était comme si je m'étais réveillé un matin tout à fait normal, et en relevant ma couverture découvert que mon avant-bras droit était tombé. Sans douleur, sans explication. L'incompréhension de cette situation, apprendre à vivre sans, la colère (pourquoi? comment?) l'immense tristesse. Pour moi ma vie était finie ( pas de pensée suicidaire, juste anéanti, le monde s'était effondré). Je n'arrêtais pas de pleurer, d'être en colère, je n'arrivais plus à dormir si je n'avais pas la patte de Dingo dans ma main.
