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Race de chien :

Communiquer avec son chien pendant le repas

Les maîtres préfèrent offrir à leur chien la triade habituelle « viande-riz-légumes ». Il est un fait que nourrir son chien de façon humaine permet de mieux l’assimiler à un être humain. Une erreur d’anthropomorphisme amène certains maîtres à offrir un bol de café au lait le matin, quatre tartines à 10 heures et du thé accompagné de sablés à 17 heures ou tout simplement à partager leur repas entier avec leur chien.

Si on ne tient pas compte du préjudice porté à la santé du chien par un abus à long terme de ces coutumes alimentaires, il est un fait que, bien souvent, l’animal est un prétexte pour préparer un vrai repas chez les personnes âgées ou seules, qui ont tendance à se négliger. En règle générale, voir bien manger son chien est non seulement signe de bonne santé de l’animal, mais encore preuve que « la pâtée est bonne », ce qui est valorisant, comme l’image d’un enfant s’alimentant correctement.

Apprécier ce qui a été préparé avec soin est une marque d’amour indirecte de la part de celui qui consomme. C’est la raison pour laquelle beaucoup de propriétaires et particulièrement les personnes âgées ont tendance d’une part à suralimenter leurs animaux, d’autre part à leur offrir trop de gâteries, le tout aboutissant à l’obésité, par unique désir de faire plaisir à l’animal.

Il est démontré que la répétition de gestes précis comme la préparation de la pâtée a, selon les psychiatres, un pouvoir apaisant. L’image de l’immuable, renaissance perpétuelle d’un vécu connu, sans imprévu inquiétant s’inscrit dans la vie paisible du foyer pour rassurer le maître, et dissoudre ses tensions. La répétition des soins devient un rite interrompu seulement par la maladie.

Quant au chien, le moment du repas est une heure importante et attendue au cours de la journée, et la personne qui le donne est investie d’un statut particulier. Mais il faut se souvenir, là encore, des coutumes de la société canine qui veut que ni le chef de clan ni un congénère ne dérange celui qui mange. Mieux vaut donc éviter de troubler un chien qui dévore son repas, surtout s’il est en train de broyer un os, qui évoque encore plus ses habitudes innées qu’une bonne soupe, bien humaine.

Le moment du repas est l’instant choisi pour les caprices que font certains chiens qui ont saisi l’importance qu’accordaient leurs maîtresses à ce rituel. Du refus de manger total, par vengeance, au tri des légumes, en passant par les habitudes comme celle de ne vouloir s’alimenter qu’à la table familiale, la gamme est grande pour faire comprendre que, des deux, le maître n’est pas toujours celui qui devrait l’être.

Le refus de manger étant considéré par certains propriétaires comme un signe pathologique excessivement grave, nos amis à quatre pattes en profitent pour arriver à leurs fins ; changement de nourriture, gâterie, marques d’intérêt, plaintes comme le font les enfants. Le moment du repas est donc investi, aussi bien par le maître que par le chien, d’une grande importance psychologique, et constitue un terrain de communication entre l’humain et l’animal.

 
Florence Desachy
  • Docteur vétérinaire comportementaliste, enseignante et directrice d'une collection d'ouvrages animaliers

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