Cela fait plus d'un an et demi que je suis en formation. Je ne suis pas pressée. Je ne fais pas d'éducation, je bosse uniquement sur le comportement (et sur les acquis, ce qui me met un tout petit pied dans l'éducation).
Les méthodes de Joël Dehasse ne correspondent ni à ma philosophie (conseil de prise de médicament pour des cas anodins par exemple), ni à mes convictions personnelles (pour ma part, il est impossible de donner un délai d'efficacité, car chaque situation est unique -chiens, personnes, environnement, ...- est présente autant de facteur qui accéléreront ou ralentiront les modifications. L'un des arguments phares de ce professionnel est de régler la plupart des problèmes en une semaine.). Même en s'éloignant de "mon chien est-il dominant", le titre de l'un de ses livres, ce qui est d'un non-sens terrible puisque tout comportement dépends de l'environnement (personnes et animaux compris) ... Ce serait comme imaginer un chien en situation de stress, pépère à la maison, en plein conflit, dans un moment de jeu et de dire qu'il a toujours le même comportement ... tout ce que je vois me déplaît. Ce n'est vraiment pas fait pour moi.
Mais pour en revenir au sujet, conseiller de privilégier un chien plutôt que l'autre, c'est mettre en jeu des ressources que ce soit au moment de nourrir ou pour faire des caresses. Ce qui fait les conflits au final... Plutôt que de privilégier, il faut essayer de rendre les ressources anodines, qu'elles n'aient plus cette valeur importante qui va amener les frictions. Il ne faut pas amener les chiens à vouloir se battre pour elles, mais au contraire, à lâcher l'affaire. Car des câlins, il y en a à profusion, pas besoin de se battre pour. Car la nourriture, elle est donnée en même temps, avec des chiens séparés pour pouvoir manger dans le calme. Et ainsi de suite ... et comme ça, pas de frictions inutiles. Il y en a bien assez au cours des jeux et des interactions normales entre chiens pour qu'on en ajoute pas ...