j'ai failli perdre la mienne, pourtant moins jeune (8 ans) d'une infection subite des reins, et j'ai pleuré chez le vétérinaire, quand elle m'a dit ne pas être sûr de la sauver.
après 2 jours de dialyse, elle est revenue à la maison juste pour le week-end, l'opération étant prévue le lundi. Je l'ai photographiée tout le week-end en pleurant. Il y avait du soleil, elle l'a passé dans le jardin au milieu des fleurs. Le plus terrible, c'est que la pauvre petite bête était inconsciente de son état, et consacrait sa journée à faire sa toilette, comme si de rien était. C'était d'un dérisoire à pleurer, alors qu'un humain dans ces conditions veut faire plein de choses, s'amuser. Elle, elle se lavait.
Le lundi chez le vétérinaire, où elle devait rester plusieurs jours, quand je passais devant sa gamelle vide, je me demandais si un jour j’allais à nouveau la remplir. Tout ce qui me la rappelait me faisait monter le larmes, jusqu’à son pauvre collier de chat fait à la va vite dans un bout de ruban, pour ne pas qu’elle se sauve avant l’opération.
ça fait maintenant 1 an, elle est guérie, mais je ne m'en suis pas vraiment remis, l'insouciance est cassée. Je la croyais éternelle, et ce n'est pas le cas. Quand je la regarde maintenant, ce n'est plus comme avant, je sais qu'un jour elle va disparaître, et avant moi. Et je crois voir dans son regard comme de la tristesse, mais c’est probablement une impression
Ça ne m'a pas fait ça pour mes parents. Ils étaient âgés, fatigués, c'était leur heure, je n'ai pas pleuré. Mais ma chatte, si belle, si vive, encore si jeune, quel choc
