Lorsque son téléphone sonne, Élisabeth-Sophie Stevens, qui vit aujourd'hui près de Dijon, ne s'attend absolument pas à la nouvelle qu'elle s'apprête à recevoir. Au bout du fil, des bénévoles lui expliquent qu'un chat identifié à son nom a été pris en charge lors des opérations de secours liées aux incendies en Gironde.
D'abord surprise, comme le souligne La Dépêche, Élisabeth-Sophie pense immédiatement à son félin actuel. « Je l'avais encore hier soir ! », répète-t-elle, persuadée d'un malentendu concernant Gandhi, le chat qui partage sa vie au quotidien. Mais les bénévoles insistent et énoncent le nom inscrit sur la puce électronique. Il ne s'agit pas de Gandhi, mais d'un tout autre compagnon dont elle n'avait plus de nouvelles depuis une éternité.
L'incroyable mystère de Mozart
Le félin secouru n'est autre que Mozart, son tout premier chat. Adopté alors qu'elle était encore étudiante à Bordeaux, ce matou aventureux avait l'habitude d'explorer les environs. Il s'était déjà éloigné à deux reprises avant de regagner gentiment le domicile familial.
Mais un jour de l'année 2009, Mozart n'est jamais revenu. Malgré les recherches et l'espoir qui s'étiole avec les années, la jeune femme avait fini par se résigner à ne plus jamais revoir son cher compagnon, disparu sans laisser de trace depuis près de 17 ans.
Le précieux miracle de la puce électronique
C'est à Lège-Cap-Ferret que le destin du félin a basculé. En secourant les animaux domestiques menacés par les évacuations dues aux incendies, l'association Mérignac Chats Errants a recueilli le brave matou. En scannant sa puce, le précieux lien avec sa maîtresse a pu être rétabli.
En découvrant la photo envoyée par les bénévoles, Élisabeth-Sophie a immédiatement reconnu son petit Mozart, aujourd'hui âgé de 18 ans et en étonnante bonne santé. Après tant d'années de séparation, de bien douces retrouvailles sont officiellement prévues pour réunir à nouveau ces deux âmes liées.