Un malinois dans la rue
© Sofiia.P / Shutterstock (Photo d'illustration)

Il amène un chien malinois trouvé sur la route à la gendarmerie, mais les militaires découvrent son mensonge

Par Elise Petter

À l'approche des vacances d'été, la saison des abandons reprend malheureusement de plus belle en France. Mais dans les Alpes-de-Haute-Provence, un propriétaire a tenté un stratagème particulièrement culotté pour se débarrasser de son Malinois... avant de voir son plan se retourner magistralement contre lui.

L'affaire, survenue dimanche dernier, n'a été rendue publique par le groupement de gendarmerie des Alpes-de-Haute-Provence que ce jeudi. En fin d'après-midi, un homme pousse les portes de la brigade d'Annot, un paisible village situé au nord de Cannes. Il tient au bout de sa laisse un Berger Belge Malinois. 

Devant les militaires, l’individu joue la carte du citoyen modèle et de la bonne foi absolue. Il affirme qu'il vient tout juste de recueillir ce chien sur le bord de la route, manifestement délaissé par son maître. Pour rendre son histoire plus crédible, l'homme ne manque pas de s'offusquer ouvertement auprès des gendarmes de « cet acte inacceptable », insistant avec force sur le fait que l'auteur d'une telle lâcheté « mérite d’être lourdement sanctionné ».

Le coupable idéal était déjà dans les locaux 

Saluant sa démarche, les gendarmes récupèrent l'animal en toute sécurité et ouvrent immédiatement une enquête pour identifier ce fameux "maître indigne". Grâce aux vérifications d'usage et aux fichiers d'identification, les militaires ne tardent pas à remonter la piste du propriétaire.

Et là, c'est la stupéfaction au sein de la brigade. Les fichiers désignent un seul et unique coupable, que les gendarmes connaissent d'ailleurs très bien... puisqu'il s'agit textuellement de l'homme venu leur déposer le Malinois quelques heures plus tôt. 

Le retour à la gendarmerie a donc été immédiat pour le menteur, mais cette fois-ci, direction la cellule de garde à vue. Lors de son audition, le faux Samaritain a rapidement confessé qu'il était bien le propriétaire du chien. Il a reconnu les faits d’abandon ainsi que la dénonciation mensongère. Un double délit qui lui vaudra une convocation devant le tribunal judiciaire de Digne-les-Bains le 27 novembre prochain, où il risquera de lourdes sanctions économiques et pénales.

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