L'inquiétude grandit et chaque heure compte. Lyhanna, 11 ans, n’a plus donné de signe de vie depuis qu’elle a quitté son établissement scolaire.
Si l’enquête judiciaire avance vite, un homme de 41 ans a été mis en examen pour « enlèvement et séquestration de mineure de moins de 15 ans », les recherches sur le terrain se poursuivent.
Pour tenter de localiser la collégienne, les enquêteurs s’en remettent désormais au flair d’un chien Saint-Hubert.
Plus fort et plus persistant que le Malinois
Là où les bergers allemands ou les malinois, traditionnellement utilisés par les forces de l'ordre, butent sur des pistes vieilles de plus de 24 heures, le Saint-Hubert entre en scène comme un recours de « deuxième niveau ».
« Ces chiens ont un odorat très très fin », rappelait Nassima Djebli, porte-parole de la gendarmerie nationale.
Le major Bruno Mourier, référent national pistage Saint-Hubert, confirme cette supériorité olfactive sur BFM TV : le Saint-Hubert excelle dans le tri des informations.
Même sur une zone d’un secteur urbain ou rural fortement fréquenté par d'autres passants, ce chien est capable d'isoler l'odeur de la personne recherchée à partir d'un objet de référence (un vêtement, un pyjama ou un doudou).
« Il va être en capacité de remonter l'odeur la plus ancienne à la plus proche », précise le major.