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Race de chien :

Les états d’âme du chien

Examinons les significations réelles des termes qualifiant les différents états d’âme du chien :

L’agressivité

Il s’agit de l’aptitude du chien à réagir instinctivement par la lutte à un stimulus menaçant dirigé contre lui-même, son territoire ou la personne qu’il aime. L’agressivité est une capacité naturelle qui ne saurait faire défaut chez le chien, même si elle s’avère davantage prononcée chez certaines races que chez d’autres.

L’agressivité intraspécifique

Cette impulsion se manifeste chez un sujet placé au contact d’un congénère. Elle aboutit non seulement à la lutte, mais aussi à l’amour. L’agressivité intraspécifique peut être considérée comme le ressort qui sous-tend la rencontre de deux sujets de la même espèce : ni bonne, ni mauvaise en soi, il s’agit d’un mécanisme d’activation.

Sans agressivité, les congénères ne se verraient même pas, ne remarqueraient pas leur présence réciproque, ce qui empêcherait tout type de relation sociale, bonne (amitié, amour, sexe) ou mauvaise (rivalité, conflit, lutte). Attention ce sont des interprétations humaines d’états d’âme qui, dans la nature, ne revêtent aucun sens moral. Ils existent, point final. Et nous devrions toujours nous en souvenir pour effectuer une analyse vraiment correcte du comportement animal.

La domination

Dicté par la confiance en soi, l’expérience et l’autorité, ce comportement social pousse un sujet à mettre ses capacités en évidence (par le biais d’expressions faciales et de postures corporelles précises) quand il se retrouve face à un congénère. Un chien dominant n’est pas forcément agressif : si son comportement incite l’autre sujet à se montrer soumis et s’il voit que son autorité est acceptée, aucun ressort combatif ne se déclenchera. Deux attitudes dominantes opposées risqueront en revanche de provoquer un conflit, et donc une lutte, alors que deux comportements soumis auront probablement tôt fait, après un moment de perplexité, de se rejoindre dans le jeu.

La peur

On appelle peur l’ensemble des processus psychologiques et physiologiques engendrés par un ou plusieurs stimuli externes, susceptibles d’entraîner un phénomène de stress. Chez n’importe quelle espèce animale, la réaction instinctive (et congénitale) d’un sujet effrayé consiste à fuir. Quand la fuite s’avère impossible ou semble difficilement réalisable, le sujet peut réagir par une attitude de lutte.

La peur sociale

Elle se manifeste lorsque le phénomène de stress dérive d’un stimulus non pas général, mais inhérent à un membre de sa « propre » espèce (rappelons que le chien considère comme ses congénères aussi bien les autres chiens que les hommes). La peur sociale a trois issues possibles, au lieu de deux : la fuite, la lutte et la soumission.

La soumission

Ce comportement social sert à exprimer l’assujettissement, la peur ou le respect envers un autre individu. La soumission peut être active ou passive. La soumission passive équivaut à la reddition totale du chien, qui se couche sur le dos et offre sa gorge à l’adversaire ; la soumission active se traduit par le comportement de pacification.

La miction constitue une manifestation de soumission passive, moyennant quoi le chien émet également un signal actif. Il envoie en effet le message olfactif suivant : « Sens comme je suis petit : je ne peux pas rivaliser avec toi, par conséquent ne me fais pas de mal. » La miction de soumission subsiste parfois longtemps chez les chiens très peu sûrs d’eux et soumis : il convient de la soigner par le biais d’une thérapie comportementale appropriée, car sa persistance chez l’adulte dénote un état pathologique.

La phobie

Expression maximum de la peur, focalisée sur un seul facteur déclenchant. Un chiot mortellement effrayé par les traditionnels pétards du Jour de l’an risquera par exemple de développer une véritable phobie des bruits forts. Seule une thérapie comportementale appropriée permet de guérir les phobies. Attention : le terme d’hydrophobie sous lequel on désigne la rage n’est pas très pertinent dans le cas du chien.

Le sujet victime de la rage n’a en effet pas du tout peur de l’eau : il est au contraire affligé d’une terrible soif, mais ne parvient plus à boire en raison de la paralysie progressive de sa mâchoire inférieure, qui rend la déglutition tout d’abord difficile et douloureuse, puis impossible. C’est la raison pour laquelle le chien peut sembler avoir « peur » de l’eau, alors que ce comportement traduit en réalité un conflit entre son envie spasmodique de boire et le souvenir de la douleur engendrée par un tel acte.

L'hystérie

On appelle hystérie canine (ou maladie de la peur) une pathologie assez rare, éventuellement causée par une carence en vitamine B, mais que des facteurs toxicologiques peuvent aussi provoquer. Au cours des crises, le chien tente de fuir, tremble et hurle avec angoisse, comme s’il se trouvait en présence d’un ennemi qui le terrorise, alors qu’il n’existe en réalité aucun danger.

 
Valérie Rossi
  • Eleveuse renommée qui dresse notamment des chiens d'utilité, et auteur d'ouvrages de référence sur les chiens

2 commentaire(s)

Laetitia0693 a écrit:
il y a 1 an
Voilà, j'ai un chien âgé de 2 ans. C'est un Golden Retriver.
Mes parents se sont séparés et j'ai l'impression que mon chien est triste depuis qu'il ne voit plus mon père.
Ma mère part souvent de ma maison pour aller voir des amis pendants quelques jours, donc mon chien est avec moi et ma soeur.
A chaque fois que ma mère part pour quelques jours, il ne mange plus, ne joue plus, ne reste plus avec nous (ma soeur et moi). Il reste dans son coin et ne vient pas avec nous, même quand on l'appelle..
Que faire ? Aidez moi s'il vous plait, je m'inquiète..
Giovani92 a écrit:
il y a 3 ans
Bonjour,
Nous avons acquis ma femme et moi,un Coton de Tulear hier,chez un eleveur.
Il a 4 mois.
Nous avons choisi un mâle parmi les 4 disponibles.
Nous l avons choisi, parce qu il nous plaisait et n'était pas trop en retrait et n aboyant pas.
Il a été malade en voiture, il a vomi.
Nous habitons une maison qui a un jardin.
Quand nous sommes arrivés, nous l avons posé par terre.
Il a vu notre chat Alfy (européen de 9 kgs), plutôt craintif et non agressif.
Nous lui avons mis de l'eau.
Il ne bougeait pas, et quand on s' approchait, il fuyait.
Quand on l'a pris, il se débattait et nous a même mordu.
On ne l a pas rabroué, mettant ça sur le changement d'environnement, de la coupure avec sa famille.
Nous lui avons mis sa couche dans la cuisine, où nous l'avons posé et il n a pas bougé de la nuit.
Ce matin, nous lui avons donné à manger, la nourriture donnée par l'éleveur, il a mangé un peu, il a fait ses besoins dans le jardin. il est à peine moins craintif qu'hier.
Cela nous inquiète,il n'est pas vif comme un chiot peut l'être.
Nous avons pris cette race pour son côté joueur, proche de l'humain.
Il est amorphe, craintif,ne veut pas jouer.
il reste dans son coin et se débat si on veut le prendre.
Qu'en pensez-vous?
Merci pour vos réponses.
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