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Chien "valorisateur"

Aux États-Unis, de grands responsables interrogés avouent que, grâce à l’animal possédé pendant leur enfance, ils se sentent plus mûrs, plus responsables, plus à l’écoute de leurs collaborateurs. Ils ont acquis un sens de la discipline et de l’amitié qui leur a permis de réussir. Les études de Bergensen ont aussi montré qu’en milieu scolaire le contact des écoliers avec des animaux sur une période de neuf mois améliorait significativement leur appréciation d’eux-mêmes.

Il n’est besoin que de considérer l’engouement récent pour les races de « garde et de défense » : bergers allemands (qui représentent 80 % des chiens de clubs affiliés à la Fédération du chien de défense), bergers belges, dobermans, beaucerons étant les plus représentés, et la création régulière de nouveaux clubs de dressage, leur nombre atteignant actuellement 500, réunissant 50 000 adhérents.

Le sport canin et les épreuves de dressage comptent de plus en plus d’adeptes qui se sont recrutés, au début, parmi la population ouvrière. En effet, en 1971, sur 24 clubs de la région parisienne, 5 éloignés du centre de Paris drainaient l’effectif de la périphérie de l’Île-de-France, 6 se trouvaient à l’ouest, zone plus bourgeoise, contre 9 à l’est de Paris, traditionnellement plus ouvrier.

Il est à remarquer aussi, parmi les urbains, que ce sont les ouvriers qui possèdent le plus de chiens, et particulièrement les grandes races d’un poids excédant 25 kg. On peut donc supposer un goût particulier pour le dressage chez les représentants d’une classe socioprofessionnelle soumise aux ordres des patrons, contremaîtres et autres chefs de chantier pendant la plus grande partie de leur vie consciente.

Mais actuellement on compte parmi les adhérents un nombre accru de commerçants, de membres de professions libérales – avocats et médecins… –, quelques cadres supérieurs ainsi qu’un afflux important de cadres moyens. On retrouve donc à différents degrés ce besoin de domination, avoué ou non, à tous les niveaux de l’échelle sociale. Le chiot ancien membre d’une meute, soumise à un chef, a besoin d’un minimum d’autorité et de fermeté, son dressage servant surtout à le préserver de ses faiblesses naturelles (traverser une rue spontanément…).

L’animal ni ne parlera ni ne se vengera à l’encontre d’un être humain, et c’est en toute conscience, et en toute impunité que le maître :

– aura défoulé une puissance étouffée en lui, et qui le revalorise aux yeux de ses semblables
– aura exprimé de par ses gestes violents, une forme de critique visà- vis de l’oppression que la société exerce sur lui, cela pour toutes les catégories sociales.

La soumission visible de l’animal lui permet d’affirmer une personnalité ressentie par ailleurs comme déficiente ou non satisfaisante, à cause de pressions sociales ou personnelles trop pesantes. La communication sera établie sur des relations d’autorité.

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