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Race de chien :

Victime de son succès, le "chien de poche" alimente les trafics

Lundi 18 Juillet 2016 | Par Elisa Gorins

Le trafic de chiens est le troisième plus gros trafic du monde, derrière les armes et la drogue. Au sein de l’Union européenne, l’ouverture des frontières a facilité l’importation de chiots si bien qu’aujourd’hui, 100 000 animaux de compagnie entreraient illégalement en France chaque année.

Les premières victimes de ces trafics sont les chiens « à la mode ». En ce moment, ce sont les chiens dits « de poche » ou « chiens sac à main », c’est-à-dire les chiens de petite taille : Yorkshire, Chihuahua, Jack Russell, etc... rapporte Atlantico.

La demande extrêmement forte en France encourage grandement ces trafics. Faciles à transporter, les petits chiens sont aisément dissimulés lors du passage des frontières dont les contrôles demeurent beaucoup trop aléatoires. En provenance des pays de l’Est où ils naissent dans des « usines à chiots », ils sont ainsi transportés jusqu’en France en transitant souvent par la Belgique. Ils sont ensuite vendus aux particuliers, via des annonces en ligne, soit dans des élevages français ou animaleries sans scrupules qui les achètent au prix de gros. Exactement comme des marchandises.

On ne le répètera jamais assez : ces chiots issus de trafics sont extrêmement vulnérables. Ils naissent dans des conditions épouvantables, souvent dans des cages insalubres dont leurs mères ne sont jamais sorties et dans lesquelles elles sont condamnées à faire des petits à la chaîne. Les bébés sont ensuite retirés à leur mère avant même d’être sevrés. On leur fabrique de faux papiers, et on les vaccine avec des produits périmés (ou on ne les vaccine pas du tout). Puis, ils partent pour des journées entières de transport dans les pires conditions. Une fois achetés par des particuliers, souvent à un prix moins élevé que dans des élevages classiques, ils développent - malheureusement - souvent des troubles du comportement ou des maladies.

Comment savoir si un chiot provient d’un trafic ?

Tout d’abord, il faut savoir qu’un chiot à la vente doit être obligatoirement identifié (voir notre article sur la nouvelle réglementation concernant la vente de chiens). Si sa puce électronique commence par un autre nombre que 250 (identifiant français), c’est qu’il n’a pas été identifié en France.

Le meilleur moyen de ne pas acheter de chiot provenant d’un trafic est de voir ses parents, que vous l’achetiez chez un particulier ou bien dans un élevage. Exigez de voir les papiers de la mère du chiot, car elle-même peut être issue d’un trafic. De plus, en élevage, si vous constatez la présence de nombreux chiots de plusieurs races, et de peu de chiens adultes, méfiance… Un élevage consciencieux doit pouvoir vous présenter les parents de chaque chiot qu’il fait naître ! Car si les trafics font naître des chiots dans d'atroces conditions, tous les élevages, même français, ne sont pas toujours plus bienveillants. Renseignez-vous bien avant d'acquérir un animal, rendez-vous sur place, et n'hésitez pas à faire le tour du propriétaire...

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Pour adopter un animal, vous passez :

  • Par un refuge
  • Par un élevage
  • Par une animalerie
  • Par un particulier
Crédits photo : Shutterstock / Elena Glezerova
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