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Suppression des contrats aidés : de nombreuses associations de protection animale en grand danger

Mercredi 08 Novembre 2017 | Par Elisa Gorins

Le milieu de de protection animale est lourdement impacté par la réforme du code du travail. Celle-ci prévoit une réduction de plus de 32% des contrats aidés, pourtant indispensables à la plupart des associations.

La nouvelle réforme du code du travail prévoit une réduction de 32.5% du nombre de contrats aidés : sur 459 000 contrats signés en 2016, seuls 310 000 seront sauvegardés. Une tragédie pour de nombreuses associations de protection animale qui, sans ces contrats, craignent de devoir fermer leurs portes et, pour certaines, euthanasier leurs protégés.

Si les refuges ferment, les animaux sont menacés

En effet, les emplois aidés sont en grande partie financés par l’Etat. Ils s’adressent essentiellement à des personnes en difficulté d’insertion via des « contrats d’accompagnement dans l’emploi », ou à des jeunes grâce aux « contrats d’avenir ».

Ces deux types de contrats concernent 15 des 18 salariés de l’association AVA (Aide aux Vieux Animaux). Ce refuge, situé en Seine-Maritime, vient en aide à 500 animaux (chiens, chats, équidés et bovins) âgés ou considérés comme « difficiles », et donc compliqués (voire impossibles) à faire adopter. « Ce sont les dons et les contrats aidés qui nous ont permis de développer une masse salariale conséquente et d’optimiser la qualité des soins apportés aux animaux », explique le Dr Thierry Bedossa, vétérinaire-comportementaliste et Président de l’AVA, « mais la diminution des dons et le gel des contrats aidés mettent notre association en péril », poursuit-il. 

Explications du Dr Bedossa dans cette vidéo : 


Le refuge, qui souffre de surcroît d’un déficit de subventions de 50 000 euros, est particulièrement en danger et se voit encore accablé par la perte des contrats aidés : « c’est un stress terrible pour toute l’équipe », avoue le Dr Bedossa. Kosma Brijatoff, responsable du refuge, insiste : « on n’a plus aucune visibilité sur le futur, on ne peut plus accueillir de nouveaux animaux puisqu’il faut des personnes pour les prendre en charge. Comme la masse salariale est réduite, l’équipe a moins de temps pour les animaux, il faut donc penser en priorité à nos pensionnaires actuels, et faire de notre mieux pour eux », déclare-t-il. Mais il ne cache pas que « les équipes sont sous tension au quotidien, inquiètes pour l’avenir… on tire sur la corde de tout le monde ». C'est la raison pour laquelle l'AVA a lancé une cagnotte pour l'aider à subvenir aux besoins de ses animaux. 

Comme l’AVA, de nombreuses structures craignent le pire pour leurs animaux, en particulier les petites associations qui ne bénéficient que de peu de moyens. Mais la SPA, elle aussi, est impactée : elle compte 9 contrats aidés parmi ses salariés. « 4 d’entre eux seulement seront pérennisés en CDI », nous a fait savoir la Société Protectrice des Animaux. 

Pourtant, malgré les contestations, la protection animale ne semble pas prioritaire aux yeux du gouvernement. Seuls trois secteurs seront privilégiés par les contrats aidés : l’accompagnement des enfants handicapés, l’Outre-mer ainsi que les secteurs d’urgence sanitaire et sociale.

AVA

Quel avenir pour les associations de protection animale ?

Quelques rares communes essaient de trouver des alternatives : c’est le cas de Montgeron (Essonne) dont la maire LR Sylvie Carillon a déclaré au Parisien vouloir « voter une motion pour interpeller le gouvernement et soutenir le refuge Animaux sans foyer » à qui elle prête déjà un terrain et dont elle prend en charge les coûts de l’eau et de l’électricité.

A Ris-Orangis, le maire PS Stéphane Raffali a quant à lui confié au Parisien qu’il prévoyait une « augmentation significative des coûts de fourrière ». Il compte également « faire appel à des sociétés privées si le refuge de l’Arpa, qui couvre tout le centre de l’Essonne, disparaît ».

A l’heure actuelle, aucune véritable issue ne semble avoir été trouvée pour les associations. Emmanuel Macron a délégué cette mission aux préfets, en leur demandant de « bâtir, dans chacun de vos départements, un plan de mise en œuvre de cette réforme des contrats aidés en veillant d’abord à ce que toutes les situations délicates soient traitées rapidement et efficacement, afin de favoriser la continuité des actions engagées ». Mais encore faut-il que les préfets jugent « délicate » la situation de la protection animale…

A lire aussi : Refuge de l’AVA : le choix du bien-être animal plutôt que l’euthanasie

Crédits photo :

Elisa Gorins

11 commentaire(s)
C'est honteux !! Nos animaux sont toujours le dernier des soucis, on se fiche qu'ils n'ont pas de toit, pas de nourriture... Et ces associations qui vivent QUE de ces aides... Elles vont devoir fermer... Et se débarrasser de tout leur petit monde... Mon dieu... C'est désespérant... À croire que dans ce monde, les animaux n'y sont pas à leur place... Un comble...
wamiz encore des reponses a mes commentaires que je ne peut lire c est decourageant que faire
@ Papillon2000

Si il part en enfer, le diable va prendre une crise cardiaque en voyant cette ordure.

En attendant, il met tout notre petit monde, nos animaux, en danger. Il me fait penser à Donald Trump.
C'est normal, il faut garder l'argent pour nourrir et aider tous nos immigrés qui pourrissent la vie du Francais et ne respectent pas nos loies et nos coutumes tout ça au détriment de ces pauvres animaux qui eux ont réellement besoin du peu dont on donnait aux associations.
Merci Macron....gros C O N !!!!!
Va en enfer.....
mais que vont devenir tout ce petit monde si il n'y a plus de finance nécessaire ? encore des innocents qui vont le payer chers , ces animaux n 'ont pas demandé à venir au monde et encore moins de mourir parce que des aides sont supprimées , il faut trouver des solutions mais il ne faut pas euthanasier nos animaux de compagnie que nous aimons tellement !!!
il faut pas baisser les bras faut faire des manifestations des pétitions !!! franchement j ai honte d etre francaise !! et le macron va tous ns foutre dans la m***e !!
Par la suppression progressive des emplois aidés, cette politique va mener à la destruction non seulement de beaucoup de refuges mais également au malheur de beaucoup d'animaux et du personnel qui y travaille. Quelle honte!
Comment pouvait-on attendre ne serait-ce qu'un geste de Macron quand on sait que ce monsieur est pour la chasse à courre ? Il n'y a que la finance qui l'intéresse. Ce chien qui est maintenant le locataire de l'Elysée n'est là probablement que pour le décorum. Quand on aime pas les animaux, on ne fait pas semblant et on en prend pas... En attendant, ce sont les animaux qui paieront encore et toujours un lourd tribu à l’insensibilité de nos gouvernants, sans compter toutes ces personnes qui se retrouveront un peu plus dans la précarité.
oui vraiment degueu que pouvons faire en france si je peut prendre un chat ou deuxbien volontiers envoyer ce message aux associations
Quand on voit que les chasseurs "couinent". Personnellement, il y a belle lurette que je les aurais supprimées, ces ordures.

En attendant, ce sont toujours nos amis les animaux qui subissent le pire.
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