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Maltraitants d'animaux : ce juge leur donne des sanctions spéciales pour leur faire comprendre le mal qu'ils ont fait

Vendredi 11 Septembre 2020 | Par Anaïs Drux

Gagnant le respect des défenseurs de la cause animale, c'est dans l'Ohio aux États-Unis que ce juge s'est démarqué des autres sur les affaires de maltraitance animale, en donnant aux coupables des sanctions pour le moins originales. Une justice... plus juste ? 

Michael A. Cicconetti, juge de la Cour Municipale de Painesville, a obtenu une certaine notoriété et a créé quelques remous dans le métier avec sa manière d'appréhender les cas de maltraitance animale. Il a nommé cela "la justice créative", avec une réelle volonté de sortir du cadre classique, pour faire avancer la cause animale et notamment le respect de leur sensibilité. 

Pas de pitié pour les maltraitants

« Ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu'on te fasse », voilà certainement la citation que Michael A. Cicconetti avait en tête comme ligne de conduite dans les affaires qui lui étaient confiées. 

Sensible et visiblement animé d'un grand sens de la justice, il a tout simplement mis les accusés dans la même position que les animaux maltraités lors de plusieurs jugements, espérant leur faire comprendre la douleur subie par les animaux martyrisés. 

Trouvant cela plus efficace et équitable, il a d'abord attiré l'attention sur lui en 2005 en prononçant le 19 septembre de cette année la culpabilité de Michelle Murray, jeune femme de 26 ans, qui avait abandonné pas moins de 35 chatons dans les bois durant l'hiver. 

Les gardes forestiers avaient retrouvé les chatons à deux endroits différents, souffrant de pathologies respiratoires avancées. Neuf de ces pauvres innocents étaient décédés malgré l'intervention des sauveteurs. 

chaton qui a froid dans la neige

Pour traiter cette affaire, le juge a proposé à la prévenue de choisir sa sentence : soit 90 jours en prison pour cruauté sur les animaux, ou bien une peine de prison réduite à condition de passer une nuit seule en forêt, sans eau ni nourriture, en plein hiver, avec uniquement les habits qu'elle portait sur elle. 

Il a notamment prononcé ces mots pour accompagner sa condamnation : "Aimeriez-vous être jetée dans les bois tard dans la nuit, à écouter les coyotes... écouter les ratons laveurs autour de vous dans le noir, et vous asseoir dans le froid sans savoir quand vous allez prendre votre prochain repas, sans savoir quand vous allez être secourue ?"

Michelle Murray a choisi la nuit dans les bois, et a tout de même été autorisée à faire un feu de camp par le juge, qui se voulait juste, mais pas cruel. 

En plus de cette peine, elle a également été condamnée à 14 jours de prison, 15 jours d'isolement à son domicile, une amende sous forme de don de 3200 dollars à l'association de protection animale qui a pris en charge les chatons, et également 500 dollars pour les gardes forestiers qui avaient fait la traumatisante découverte. 

"Si vous devez vomir, vous vomirez."

C'est avec ces mots que Michael A. Cicconetti a accompagné une sentence plus récente en 2015 à l'encontre de Alyssa Morrow, qui avait fait vivre son chien dans des conditions inhumaines. Elle l'avait laissé seul pendant une semaine enfermé dans l'appartement dans ses propres excréments. 

Souhaitant faire comprendre à l'accusée ce que son chien Moose avait pu subir, il l'a condamnée à passer une journée entière assise dans les ordures d'une décharge. 

Le juge a notamment prononcé ces mots  : "Je veux que vous alliez à la décharge de la ville, et je veux qu'ils trouvent l'endroit le plus sale et odorant qu'ils puissent trouver. Et je veux que vous restiez assise là pendant huit heures demain, et pendant que vous sentirez cette odeur, vous penserez à ce que vous avez fait à ce chien."

maillet de juge

"Justice créative" pour tous

Michael A. Cicconetti n'a pas traité que des cas de maltraitance animale, et il a également fait preuve de son sens de l'équité sur des affaires de vols, de violation du code de la route, d'agressions, et bien d'autres encore. 

On aime à croire que ces sanctions qui sortent de l'ordinaire ont mis un peu de plomb dans la cervelle des condamnés et ont été plus percutantes que de simples amendes ou peines de prison seules. 

À la retraite depuis l'année dernière en 2019, ce juge sera probablement regretté des activistes de la protection animale. Il faut espérer que la relève saura s'inspirer du courage qu'il a eu d'écouter pleinement son coeur pour faire le bien au milieu de la folie humaine. 

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# protection des animaux, justice, animaux
Par Anaïs Drux Crédits photo :

Shutterstock (photo d'illustration)

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