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Lucy's Law : en Angleterre, les animaleries ne peuvent plus vendre de chiots et chatons

Jeudi 09 Avril 2020 | Par Nathalie D'Abbadie

C’est une avancée énorme pour le bien-être des animaux de compagnie !

Ce lundi 6 avril, la Lucy’s Law est entrée en vigueur en Angleterre. Cette loi, qui tient son nom d’une Cavalier King Charles appelée Lucy, issue d’une usine à chiots, interdit à partir de maintenant la vente de chiots et chatons par des tiers.

Désormais, si on souhaite avoir un chiot ou un chaton, il faudra s’adresser à un refuge ou directement à un éleveur agréé. Les animaleries ne pourront plus vendre de chiots et chatons issus d’usines à chiots où les conditions de vie des animaux sont déplorables. En interdisant cette vente par des tiers, l’Angleterre espère mettre fin aux usines à chiots pour toujours !

De nouvelles restrictions pour les éleveurs

Les éleveurs munis d’un permis pour élever des chiots devront montrer les portées en train d’interagir avec leur mère au moment de rencontrer les acheteurs potentiels. Si une société vend des chiots ou chatons sans permis, ils pourront recevoir une amende ou une peine de prison allant jusqu’à 6 mois.

Si l’Angleterre bannit aujourd’hui cette façon de vendre des chiots et chatons, c’est parce qu’elle est synonyme d’une grande souffrance pour les animaux qui en sont issus. Souvent malades, traumatisés, et non socialisés, les chiots et chatons issus d’« usines » sont, de surcroît, souvent enlevés à leurs mères après seulement quelques semaines.

A partir de là, les animaux sont transportés sur de longues distances, et montrent rapidement des problèmes graves au niveau de leur santé, ou aussi d’ordre comportemental. Tout cela, sans que les acheteurs ne se doutent de rien. Malheureusement, ces animaux ont du mal à s’adapter à leurs nouvelles familles, ce qui augmente les risques d’abandons si les problèmes ne se résolvent pas avec le temps.

Lucy's Law : en Angleterre, les animaleries ne peuvent plus vendre de chiots et chatons

Le gouvernement britannique s’engage en faveur du bien-être animal

En plus de la Lucy’s Law, le gouvernement britannique s’est engagé pour distribuer des sanctions plus strictes pour les auteurs de cruauté envers les animaux, en faisant passer la peine de prison maximale de 6 mois à 5 ans.

Lord Goldsmith, Ministre d'État au Pacifique et à l'Environnement, s’est dit ravi de cette avancée, et en a profité pour remercier le gouvernement anglais d’avoir voté en faveur de cette nouvelle loi. Il a aussi rappelé au grand public leur rôle dans le combat contre les usines à chiots, en leur demandant de faire très attention aux éleveurs auxquels ils s’adressent, et de ne pas hésiter à contacter les autorités locales s’ils pensent avoir affaire à une personne malhonnête.

Des conseils pratiques pour les futurs acheteurs de chiots ou chatons

Sur le site du gouvernement britannique, on trouve des conseils adressés aux personnes qui souhaiteraient acheter un chiot ou un chaton, et qui méritent d’être partagés tant ils sont pleins de bon sens !

Avant de rencontrer l’éleveur :

  • Faites vos recherches en vous renseignant sur le vendeur en ligne. Si la personne propose beaucoup de des portées de plusieurs races différentes, ce n’est pas bon signe.
  • Vérifiez les informations de contact à disposition, en recherchant le numéro de téléphone sur Internet. Si le numéro de téléphone se trouve sur beaucoup de publicités et sites différents, avec des dates variées, il est probable que le vendeur ne respecte pas la loi et qu’il s’agisse d’une usine à chiots/chatons.
  • Demandez l’âge de l’animal : les chiots et chatons ne devraient jamais être vendus avant d’avoir 8 semaines
  • Regardez de près le carnet de santé de l’animal, et assurez-vous que le vendeur partage bien toutes les informations au sujet des vaccins, traitements anti parasitaires et identification par puce électronique, et ce en amont de la vente effective

Lucy's Law : en Angleterre, les animaleries ne peuvent plus vendre de chiots et chatons

Au moment de vous rendre chez l’éleveur :

  • Assurez-vous que la mère des chiots ou chatons est présent. Si la mère n’est pas là ou est « fatiguée », « chez le vétérinaire », « en balade » ou autre, il est peu probable que les chiots ou chatons soient nés sur place.
  • Observez le comportement de la mère, qui pourrait être une chienne ou chatte placée pour rassurer les acheteurs. Une « fausse » mère risquerait de peu interagir avec la portée, de peur que la mère biologique ne revienne pour les protéger
  • Attention aux chiots et chatons dits « de refuge », mais avec un prix élevé
  • Si ou vous met la pression pour acheter vite, ou avec du liquide, ce n’est pas bon signe non plus
  • Tout problème de santé à l’achat est anormal : ne vous laissez pas convaincre que cela va « se régler » ou « s’estomper avec l’âge »
  • Méfiez-vous si un vendeur vous propose de vous retrouver quelque part de « pratique » comme un parking, une station de service ou même dans un magasin. Il arrive souvent que les éleveurs peu scrupuleux louent des espaces commerciaux pour effectuer leurs ventes pour que les acheteurs ne voient pas les conditions de vie des usines à chiot dont ils font usage.

Des mesures à respecter à la lettre pour s'assurer que l'animal de compagnie qu'on s'apprête à acheter a été élevé dans de bonnes conditions !

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# usine à chiens, législation, cause animale
Crédits photo :

Shutterstock

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