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Loïc Dombreval publie "Barbaries", un livre qui vise à interpeller sur les sévices faits quotidiennement aux animaux

Mardi 27 Avril 2021 | Par Eva Morand

À travers son livre Barbaries, Loïc Dombreval évoque les maltraitances faites aux animaux. Qu’ils s’agissent, de chiens, de chats, d’animaux de la ferme ou sauvages, tous sont victimes de nos pratiques ancestrales archaïques.

Loïc Dombreval, député LREM des Alpes-Maritimes est aussi vétérinaire. Cette passion pour les animaux se fait ressentir dans les causes qu’il défend puisqu’il tente de faire changer les mentalités au sein de l’hémicycle. Dans son livre Barbaries il dresse le bilan de son action et de toutes celles qu’il reste à mener. Tous les fonds récoltés seront reversés à des associations de protection animale.

Une maltraitance héritée

Alors que les défenseurs des animaux lui ont reproché le manque d’ambition de la proposition de loi pour lutter contre les maltraitances, Loïc Dombreval n’entend pas se laisser faire. Dans son livre Barbaries, il évoque sans détour l’élevage intensif des animaux, la chasse à courre et les nombreuses autres maltraitances faites aux animaux, quels qu’ils soient, sous couvert de tradition.

Dans une interview de Journal du Dimanche, il indique : « Après la Seconde Guerre mondiale, la France, grand pays agricole, s’est vue imposer par les politiques un modèle intensif pour nourrir la population. À cela se mêlent les traditions, les pratiques héritées de la royauté, etc. ».  
S’en serait suivi des dérives comme, la castration à vif des porcelets, le broyage des poussins mâles, et encore bien d’autres pratiques barbares toujours utilisées aujourd’hui.

Pourtant, les lois sont assez protectrices envers les animaux, mais elles souffrent d’un manque d’application et sont victimes d’un manque de crédibilité. Comme si vouloir protéger les animaux était un signe de faiblesse ou un effet de mode.

Des solutions payantes

Pour venir à bout de ces sévices faits aux animaux, des solutions existent, mais elles ont un coût. Mettre en place des mesures pour favoriser le bien-être animal dans les élevages nécessite un investissement financier que les éleveurs ne peuvent pas toujours se permettre.

Le gavage des oies par exemple, qui consiste à faire ingurgiter de très grandes quantités de nourriture à un animal est une production rapide et peu coûteuse. Néanmoins, elle engendre de grande souffrance à tel point que de nombreux pays l’ont déjà interdit. Des méthodes alternatives existent, mais elles sont probablement moins rentables.

Il faudra donc du temps et de l’argent afin d’accompagner les éleveurs vers des pratiques plus respectueuses du bien-être animal.

Les associations choquent, mais font avancer le débat

L214 l’a compris, ce n’est pas en suppliant les gens de devenir veganes qu’ils le deviendront. L’association utilise donc des méthodes, pas très catholiques, mais qui ont le mérite de produire leurs effets. Les caméras cachées installées dans les abattoirs ont permis la fermeture administrative de certains établissements.

Loïc Dombreval reconnaît les avancées qu’ont permis ce type de dénonciation. Il indique : « Je ne peux pas en tant que législateur valider la méthode de L214. Mais je peux dire de façon factuelle que la prise de conscience de ces questions-là dans la société française est concomitante à l’apparition de L214 comme acteur associatif en France ».

Néanmoins, bien qu’il s’oppose à certains types de chasse, comme la chasse à courre ou la chasse à la glu, il ne se positionne pas en faveur d’une interdiction totale de la chasse en France.

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Par Eva Morand
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