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Il égorge le chien dont il avait la garde : condamné à 1 an de prison avec sursis

Mercredi 30 Septembre 2020 | Par Anaïs Drux

En juillet dernier, un homme de de 37 ans a tué un chien de plusieurs coups de couteau dans les rues de Bobigny en Seine-Saint-Denis (93). Il a été jugé et condamné ce lundi 28 septembre. 

C'est une scène d'horreur qui s'est déroulée sous les yeux de plusieurs passants ce 23 juillet dernier. Non loin d'un bar PMU de la ville de Bobigny, un homme s'est soudainement acharné sur son chien, lui assénant plusieurs coups de couteaux mortels. 

Le chien de race American Bully a d'abord réussi à échapper à son bourreau après de premiers coups, mais trop blessé, il a été rapidement rattrapé de l'autre côté de la rue par cet homme qui a continué son acte cruel avec de nouveaux coups de couteau. 

Transporté rapidement chez un vétérinaire par une témoin, le pauvre animal n'a malheureusement pas survécu à ce geste de haine incompréhensible. 

L'enquête a par ailleurs révélé que le chien ne lui appartenait pas, il en avait la garde depuis plusieurs mois, mais il avait été volé. 

chien american bully

Un comportement incohérent

Rapidement diagnostiqué bipolaire après un examen psychiatrique, l'homme a été hospitalisé d'office durant sa garde à vue, pour une durée de 1 mois.

À sa sortie fin août, il s'est d'ailleurs rendu dans une clinique vétérinaire espérant retrouver l'animal vivant, puis indiquant vouloir payer ses obsèques. Il aurait notamment sorti un couteau suisse face à une auxiliaire vétérinaire choquée, mais se défend de l'avoir menacée, précisant qu'il voulait simplement lui montrer le couteau avec lequel il avait tué l'animal. 

"Je ne voulais pas du tout la menacer, dit-il. Juste lui montrer le couteau."

Un argument qui ne s'est pas forcément montré rassurant sur son état mental lors du jugement ce 28 septembre dernier. 

juge en face de l'accusé au tribunal

Aucun souvenir des faits

 "Je ne sais pas ce que j'ai fait, je ne sais pas pourquoi"

Sans contester son acte, le prévenu s'est défendu en disant n'avoir aucun souvenir des faits, ni même des raisons qui ont pu le pousser à tuer sauvagement ce pauvre animal qui n'avait montré aucun signe d'agressivité. 

Il avait d'abord évoqué une histoire de jalousie avec un client du bar PMU, et ensuite une altercation avec un officier de la police judiciaire qui se serait moqué de lui. Des arguments farfelus allant de paire avec le diagnostic de "vaste délire de persécutions" posé par le psychiatre quelques semaines auparavant, et justifiant son hospitalisation immédiate. 

Partant de ce postulat de trouble mental, le tribunal de Bobigny a retenu l'altération de son jugement, ce qui a permis à l'accusé de voir sa peine allégée. 

L'homme de 37 ans a donc écopé de 1 an de prison avec sursis, ainsi qu'une obligation de soins pour son trouble bipolaire et son addiction au cannabis, et une interdiction de port d'arme. Ces sanctions ont également été assorties d'une interdiction de détenir un animal domestique pendant 5 ans. 

Une peine qui ne devrait pas ravir les défenseurs des animaux. 

A lire aussi : Elle trouve un chien dans une poubelle : le vétérinaire fait une découverte révoltante en l’examinant

# cruauté, maltraitance, justice
Par Anaïs Drux Crédits photo :

Shutterstock (Photo d'illustration)

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