Le site des animaux de compagnie
  • Se connecter
  • Devenir membre
  • <p>Assurance pour chien et chat</p>
  • <p>Wamiz Box</p>
Race de chien :

Mon chien / mon chat m’emmène chez le psy !

Lundi 20 Novembre 2017 | Par Elisa Gorins

Lorsqu’un animal présente un comportement gênant il est recommandé de l’emmener chez un comportementaliste qui aura pour mission d'en déterminer la cause et de trouver des solutions pour y remédier. Or, ces solutions passent souvent par des actions sur l’environnement de l’animal, et en particulier chez son maître… d’où l’utilité de faire appel à un binôme thérapeutique qui agisse à la fois sur l’Homme et l’animal.

Emmener son chien chez un comportementaliste, c’est bien. Mais que lui vous emmène chez le psy, c’est peut-être encore mieux ! En effet, de nombreux facteurs environnementaux influent sur le comportement de l’animal : la personnalité de son maître, les événements que celui-ci vit, sa manière de faire face aux problèmes, de comprendre les besoins de son animal et d’y répondre (ou non) jouent un rôle non négligeable sur les états mentaux et comportementaux de l’animal. Ainsi, beaucoup de comportements gênants se soignent ou s’apaisent en agissant non pas directement sur le chien, mais davantage sur son environnement, à commencer par son propriétaire.

Quel est l’intérêt de consulter un comportementaliste et une psychologue ?

Or, le comportementaliste a justement tendance à négliger le propriétaire. Concentré sur l’animal, il peut en oublier que c’est son maître qui va mal (physiquement, cognitivement ou psychologiquement), et que le chien, véritable éponge émotionnelle, en subit les répercussions.

C’est pour mieux prendre en compte cet aspect que le Dr vétérinaire et comportementaliste praticien Thierry Bedossa s’est associé à la psychologue clinicienne et Dr en éthologie Sarah Jeannin. Ensemble, le binôme s’adresse à des patients à quatre pattes et deux jambes. « Quand on ne s’intéresse qu’à l’animal sans tenir compte de l’humain, on passe à côté d’une partie ou de la totalité de la problématique, explique le Dr Bedossa. On ne peut pas traiter les troubles du comportement de l’animal sans s’intéresser à un élément majeur de son environnement qui est l’ensemble des humains avec lesquels il est en relation, leurs états, leurs besoins et leurs comportements ».

Les consultations en médecine du comportement consistent ainsi à explorer les problèmes comportementaux des animaux de compagnie et en parallèle, les problèmes de la relation Homme-animal, à en déterminer les causes et à mettre en place les traitements les mieux adaptés. Il s’agit d'une approche équivalente à celle des consultations en pédopsychiatrie : le clinicien reçoit l’enfant, ses parents, les trois réunis. Comme dans les thérapies familiales, l’animal est abordé non comme un individu isolé, mais comme faisant partie d’un système. Le comportement gênant (le symptôme) est souvent le reflet d’un dysfonctionnement dans le système. Dans le monde, il semblerait que l’initiative novatrice de Thierry Bedossa et de Sarah Jeannin soit une première !

Comment se déroulent les séances ?

Concrètement, Sarah Jeannin s’entretient d’abord brièvement avec les propriétaires de l’animal, puis tire un premier bilan. Ensuite, la consultation - qui a lieu à la clinique vétérinaire du Pont de Neuilly, à Neuilly-sur-Seine (92) a lieu avec l’animal, ses maîtres, le vétérinaire-comportementaliste – qui apporte ses connaissances sur l’animal - et la psychologue. Cette dernière a pour mission de « laisser un peu plus de place à l’expression des besoins des propriétaires et de les orienter si besoin vers un psychothérapeute », nous explique-t-elle. Elle a également un rôle de médiateur entre le vétérinaire et son client : « je suis attentive à leurs réactions, je fais tampon, et le client est généralement content d’avoir exprimé ses états émotionnels ».

Le comportementaliste est expert du comportement animal. Il peut se trouver dans une situation délicate où ses recommandations pour améliorer le bien-être de l’animal ne sont pas compatibles avec les besoins ou les désirs du maître. Le rôle de la psychologue est ici primordial : il va s’agir de trouver des « compromis », d’apporter de la « souplesse » dans les recommandations afin que l’animal et son maître trouvent une place juste dans la relation et que leurs besoins soient entendus et respectés.  

Souvent impuissants face à un symptôme qu'ils ne parviennent pas à interpréter chez leur animal, les propriétaires finissent par souffrir de culpabilité, de colère voire d'agressivité, ou encore de découragement. La présence d'une psychologue au cours de ces séances permet de transformer cette culpabilité en responsabilité. Elle contribue à guider le propriétaire et son animal pour qu'ils puissent trouver une place juste, respectueuse des besoins, des spécificités et des limites de chacun pour un bien-être partagé. 

A lire aussi : Je considère mon animal comme mon enfant : erreur ou pas ? 

Avez-vous déjà consulté un comportementaliste pour votre animal ?

  • Oui
  • Non mais je compte le faire
  • Non, je n'en ai pas besoin
Crédits photo :

Shutterstock

0 commentaire(s)

Réagissez ! Soyez le premier à donner votre avis !

Pour rédiger votre propre commentaire, vous devez vous connecter ou vous inscrire
Sélectionner une Race de chien :
Wamiz est gratuit grâce à la publicité, si vous aimez Wamiz merci de ne pas bloquer les pubs ;-)
b Partager sur Facebook