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Des animaux de refuge viennent en aide à des personnes souffrant de stress post-traumatique

Vendredi 12 Juillet 2019 | Par Nathalie D'Abbadie

Ce sont six victimes d’attentat ou de viol qui remontent doucement la pente grâce à d’anciens animaux maltraités.

Cela fait quatre mois que l’Institut de victimologie travaille avec un refuge pour animaux AVA (Agir pour la Vie Animale) dans le cadre d’une initiative de thérapie alternative pour ses patients souffrant de stress post-traumatique.

Les patients, victimes d'attentat ou de viol, se rendent une fois tous les quinze jours dans un refuge pour aller à l’encontre des chiens, chats et chevaux du refuge. L’objectif ? Aider ces personnes à créer des liens par le biais de leurs interactions avec ces animaux abandonnés ou maltraités.

« Le stress post-traumatique pousse les victimes à multiplier les conduites d’évitement ou à développer une hypervigilance qui progressivement les isole, aussi bien socialement qu’affectivement, explique Delphine Morali-Courivaud, directrice médicale de l’Institut de victimologie. L’idée de cette thérapie, c’est de recréer du lien grâce aux animaux. » 

Lors de thérapies de médiation animale classiques, les animaux reçoivent une formation pour venir en aide aux humains. Mais dans ce cas, ce sont simplement des animaux à qui la vie n’a pas souri, et qui se sont retrouvés en refuge suite à des événements parfois traumatisants. Certains présentent même des troubles du comportement, et auraient pu être euthanasiés dans d’autres circonstances. Ces animaux qui se reconstruisent petit à petit sont d’une grande aide aux patients qui peuvent se reconnaître dans leurs histoires.

« On se sent utile, ici, on est là pour aider les animaux même si on se rend compte aujourd’hui que c’est mutuel », explique une jeune femme, survivante des attentats de novembre 2015.

Depuis le début du programme, les médecins de l’Institut de victimologie constatent que les patients sortent petit à petit de leur solitude. Ils échangent entre eux mais aussi avec les responsables des refuges, et même avec les personnes de leur entourage, comme leurs collègues, alors qu’ils n’y parvenaient pas avant de côtoyer les animaux deux fois par mois.

Les animaux aussi font des progrès encourageants au contact des participants au programme. Difficile de ne pas être ému par l’histoire d’un chien qui fait des câlins aux patients alors qu’il avait été classé 4/4 en termes de dangerosité suite à plusieurs morsures.

Le programme prend fin le 20 juillet, et les patients espèrent réussir à revenir voir les animaux tous seuls malgré leur anxiété. Certains envisagent d’adopter des animaux, et d’autres de déménager à la campagne, loin des sources de stress de la ville. On salue leur courage et on leur souhaite encore de longues années pleines de joie aux côtés de ces animaux qui nous apportent tant !

A lire aussi : La médiation animale, ou comment le chien peut sauver un prisonnier en rupture avec la société ?

Crédits photo :

AVA / Institut de Victimologie de Paris

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