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Problèmes de fourrure du chinchilla

Chinchilla
Chinchilla
Poids :
400 à 600 g
Longeur :
25 à 30 cm
Espérance de vie :
10 à 12 ans

Les alopécies

Ce sont des pertes de poil que l’on peut observer sur une ou plusieurs parties du corps de l’animal. Le poil tombe par plaques, mais la peau présente une coloration normale (à la différence des mycoses). Notez qu’il ne faut pas confondre cette pathologie avec le « lâcher de poils », qui est une réaction de défense d’Eryomis ; celle-ci peut faire suite à une erreur de manipulation ou à un stress violent.

Une alopécie est généralement la manifestation d’une carence grave sur le plan alimentaire. On y remédie donc en donnant une alimentation équilibrée à l’animal.

Les mycoses

Ce sont des affections bénignes mais assez fréquentes, également connues sous le terme de fungus. Comme les alopécies, elles occasionnent des pertes de poil, d’abord autour du museau, autour des yeux, derrière les oreilles, au bout des pattes avant et autour des organes génitaux.

La peau présente une coloration rougeâtre, elle paraît « écailleuse » et l’on observe une formation de pellicules (desquamation). Si elles ne sont pas traitées, les lésions s’agrandissent rapidement pour atteindre n’importe quelle partie du corps. Si plusieurs animaux sont dans la même cage, les risques de contagion sont extrêmement importants (particulièrement par le biais de la terre à bain).

Le champignon habituellement responsable de ces affections a pour nom Tricophyton mentagrophites, mais il arrive aussi (c’est plus rare) qu’il s’agisse de Microsporum canis, qui est en fait un parasite du chien et qui peut être transmis par ce dernier.

Dans un premier temps, il est utile d’appliquer sur les lésions un peu d’alcool à 70° ou du mercurochrome incolore. Ensuite, vous pouvez employer un traitement vétérinaire spécifique à pulvériser. Nous vous déconseillons toutefois ceux qui contiennent des antibiotiques (griséofulvine micronisée) ; employez plutôt des produits à base d’enilconazole (un antifongique efficace).

Attention, il est vivement déconseillé de traiter les chinchillas (pour les mycoses ou une autre maladie, d’ailleurs) en les baignant dans de l’eau, additionnée de quelque produit que ce soit. Ce traitement est non seulement très traumatisant pour eux, mais il pose des problèmes de séchage du poil difficile à résoudre (l’emploi du sèche-cheveux terrifie évidemment les animaux).

Une fois la mycose enrayée, la coloration de la peau redevient progressivement normale, et le poil repousse peu après. Les éleveurs combattent les mycoses par un traitement préventif qui peut éventuellement être appliqué par des particuliers. Il consiste à ajouter une pincée de soufre micronisé (produit antifongique) à la terre à bain.

Attention, il faut le mélanger soigneusement afin d’éviter tout grumeau que le chinchilla pourrait avaler, ce qui entraînerait assurément un empoisonnement. La dose préventive est de 0,5 % de soufre ; pour traiter des animaux malades, il suffit de la multiplier par deux. Il faut savoir que Trichophyton mentagrophites peut rester latent pendant des années, malgré un traitement préventif, et déclencher de nouveau son activité dès l’arrêt du traitement. Attention : les mycoses de chinchillas peuvent être infectantes pour l’homme. Il faut donc prendre quelques précautions : manipuler les animaux avec des gants et les garder à l’écart des enfants pendant la durée de la maladie.

Le fur-chewing

Cette affection, désignée parfois sous le terme de « picage », se manifeste par le fait que le chinchilla ronge une partie de sa propre fourrure, donnant à celle-ci un vilain aspect, avec des plaques de poil plus court et plus foncé qui font perdre au pelage sa belle homogénéité. Ces plaques peuvent parfois être de dimensions importantes, voire recouvrir plus de la moitié du corps de l’animal. (L’animal semble alors porter une sorte de crinière de lion.)

Il s’agit en fait davantage d’un trouble du comportement que d’une pathologie à proprement parler, et on l’a parfois comparé à l’habitude de se ronger les ongles.

À l’origine de ce mal peuvent se trouver de nombreuses causes, notamment des carences alimentaires, la fatigue, le stress, un changement d’habitudes, le bruit, l’humidité, une mauvaise hygiène, diverses incompatibilités, etc. On pense que le fur-chewing est favorisé par des facteurs héréditaires.

Certains vétérinaires estiment que ce problème est lié à des dysfonctionnements glandulaires et prescrivent des cures à base de solutions d’alcool iodé, mais cela reste une hypothèse, qui nous semble d’ailleurs peu vraisemblable.

Théoriquement, il suffit donc d’identifier la cause du problème comportemental pour, en la supprimant, éliminer progressivement le fur-chewing. Il arrive parfois chez certains animaux que la guérison ne puisse pas être atteinte, mais c’est une situation assez rare, en particulier chez les chinchillas qui proviennent de bons élevages.

 
Masiac
  • Journaliste scientifique, spécialiste des rongeurs et auteur de nombreux ouvrages de référence en la matière

1 commentaire(s)

Bamafrel a écrit:
il y a 2 ans
Bonjour, mon chinchilla s'arrache les poils depuis la fin du printemps. une cure de vitamine achetées chez le vétérinaire n'y a rien changé. les poils repoussent un peu et il recommence. il n'y a aucun changement dans son comportement , toujours câlin, joueur, envie de courir ... je ne sais pas quoi faire ! avez-vous des idées ?? merci d'avance pour vos réponses.
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