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Race de chien :

Troubles digestifs chez le chien

trouble digestif chien

L’alimentation a une relation très étroite avec la santé de votre animal. Elle peut le « rendre malade » ou le « guérir ». Ce sont les troubles les plus directement en relation avec l’alimentation sur lesquels il est possible d’agir très vite, en changeant le régime alimentaire.

Les troubles digestifs peuvent être provoqués par des aliments inadaptés ou que le système digestif n’accepte pas. Les aliments inadaptés qui pénètrent dans l’intestin grêle ne sont pas entièrement détruits par les enzymes digestives. Ils arrivent non digérés dans le gros intestin. Des gaz sont produits, une irritation du côlon apparaît, et la flore digestive se multiplie. Tout cela entraîne chez le chien de la diarrhée. Toute diarrhée liquide, de couleur claire et d’odeur aigre, est signe d’une malabsorption des aliments.

La digestibilité des aliments

C’est une notion très importante pour l’équilibre alimentaire. Plus un aliment est digestible, plus la quantité ingérée de cet aliment sera absorbée par l’organisme et moins il y aura de déchets. On donnera donc une quantité moindre d’aliment très digestible pour une même quantité d’énergie apportée.

Parallèlement, plus un aliment est digestible, moins la quantité ingérée doit être importante pour un même apport calorique. Il faut savoir que toute augmentation de la quantité administrée à l’animal a un effet négatif sur la digestibilité. En effet, chaque fois que l’on donne une plus grosse quantité de nourriture, la digestibilité diminue.

La digestibilité des protéines

Elle dépend de deux facteurs : leur origine, et leur traitement. La digestibilité des protéines d’origine végétale est plus faible que celle des protéines d’origine animale.

Parmi les protéines végétales, la digestibilité va décroissant, de la levure, en passant par le soja, le colza, le tournesol, l’arachide, jusqu’aux céréales. S’agissant des aliments carnés (viandes blanches ou viandes rouges), toutes comportent à peu près le même taux de protéines (proche de 20 % du produit frais), qui présentent une égale et haute digestibilité. Il est fondamental d’utiliser des protéines de très bonne qualité, comme celles présentes dans les premiums.

Protéines animales indigestes

La kératine et les autres protéines constituant les phanères (plumes, poils) sont totalement indigestes à l’état naturel, et doivent être considérées comme du « lest ». En effet, ces protéines ne sont pas digestibles au passage de l’intestin grêle et sont également inertes dans le gros intestin.

Néanmoins, elles présentent l’avantage d’activer le transit digestif. Le collagène, abondant dans les tendons, les aponévroses, les cartilages, les os, dans la peau et le tissu conjonctif sous-cutané, est une protéine peu digestible à l’état cru, difficilement hydrolysée par les enzymes de l’intestin grêle, mais dégradable par la microflore du gros intestin.

Les troubles provoqués par les protéines

Il existe des troubles digestifs consécutifs à l’ingestion de matières premières contenant des protéines de mauvaise qualité. Les protéines, sans avoir été hydrolysées, peuvent parvenir directement dans le gros intestin et, là seulement, être digérées par la flore microbienne.

Dans ce cas, on peut observer de la diarrhée par putréfaction, avec des selles liquides et malodorantes. L’utilisation de protéines provenant de tendons, de cartilages, de déchets des repas (contenant du collagène, de l’élastine, etc.) peut être à l’origine de ce type de diarrhée. Il existe une relation directe entre la teneur en collagène d’une ration et la mauvaise odeur des selles.

À partir de 8 % de collagène sur la quantité totale de protéines, une odeur nauséabonde est perceptible. Le soja, ainsi que le blanc d’œuf cru, contiennent des facteurs susceptibles de perturber la digestion des protéines dans 82 l’intestin. Cependant, ces matières premières doivent se trouver en quantités suffisamment élevées pour provoquer des troubles digestifs (de l’ordre de 1 à 1,5 g d’œufs crus pour 1 kg de poids vif).

La digestibilité des glucides

Il existe une grande variation de digestion des glucides d’un chien à l’autre. Certaines lignées de Bergers allemands, par exemple, présentent une insuffisance pancréatique. Ils ont plus de difficultés à digérer d’importantes quantités de glucides que d’autres chiens.

Par ailleurs, toutes les sources de glucides ne sont pas équivalentes. Le riz est l’une des meilleures, c’est pourquoi les rations conçues pour des chiens présentant une sensibilité digestive sont à base de riz. Bien que l’amidon ne soit absolument pas indispensable dans l’alimentation du chien, il est en général bien digéré s’il est correctement préparé, car les enzymes pancréatiques sont capables d’attaquer les glucides. Dans la plupart des aliments secs pour chiens, la proportion d’amidon se situe entre 45 et 55 %.

Le lactose est généralement détruit par une lactase, toujours présente dans l’appareil digestif des chiots. Après le sevrage, cette enzyme disparaît progressivement. Certains chiens adultes s’adaptent quand même à des aliments contenant du lactose. Mais 3 à 5 % des chiens adultes sont incapables de digérer le lactose. Le lait entraîne alors de la diarrhée.

Et même chez les chiens tolérant le lactose, il existe une limite au-delà de laquelle la consommation de lait provoque des troubles digestifs ; il est donc préférable d’éviter le lait ou les laitages en trop grande quantité.

 
Florence Desachy
  • Docteur vétérinaire comportementaliste, enseignante et directrice d'une collection d'ouvrages animaliers

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