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Race de chien :

Solution et traitement de l'obésité canine

Traitement obésité chien

Avant de traiter l’obésité du chien, il convient tout d’abord de réaliser un examen clinique complet, avec les bilans sanguin et biochimique appropriés pour éliminer toute cause médicale.

De plus, le maître doit savoir que :
- un chien ne pourra pas maigrir, c’est-à-dire être moins nourri, si son propriétaire n’est pas fermement convaincu du bien-fondé de l’amaigrissement, et cela d’autant plus que le « traitement » est long, que l’animal est gourmand, qu’il est habitué à une fréquence et un volume particuliers pour ses repas. Les sollicitations de la part de l’animal seront donc nombreuses et le maître ne devra pas « céder ».
- l’amaigrissement sera lent (au moins 2 ou 3 mois).

L’obésité est plus facile à prévenir qu’à guérir. En effet, l’organisme résiste à l’amaigrissement, et ce pour trois raisons :
- le tissu adipeux constitue un potentiel hautement énergétique lors de son utilisation (7 000 kcal par kilo de graisse).
- un régime hypocalorique provoque une diminution de l’activité thyroïdienne et une importante baisse du métabolisme basal.
- un régime hypoglucidique et/ou hyperprotidique fait diminuer la synthèse cérébrale de sérotonine, à action calmante de l’appétit, par diminution du taux sanguin de tryptophane.

La coopération totale des maîtres est nécessaire, et ce tout au long du traitement. Ils doivent donc être convaincus et motivés. Le principe consiste, d’une part, à ne couvrir plus que 60 % des besoins d’entretien du chien s’il avait un poids idéal, et d’autre part, à fractionner les rations en deux ou trois repas par jour, à la fois pour limiter l’appétit insatisfait, et pour prévenir l’hyper insulinémie postprandiale, qui favorise l’épargne énergétique.

Les objectifs de l’alimentation sont les suivants :

- renforcer le taux de protéines par rapport à celui des lipides
- maintenir un volume alimentaire convenable par augmentation de la quantité de fibres
- réduire la proportion de lipides au minimum
- diminuer les matières amylacées (céréales)
- proscrire les sucres à index glycémique élevé (sucres « rapides »)

La ration la mieux adaptée se composera donc pour un quart de viande maigre, pour un autre quart de fromage blanc maigre, et pour la moitié restante de carottes et légumes verts, plus un complément en acides gras essentiels, en minéraux et en vitamines, à raison de 4 % du poids vif du chien.

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Faut-il tirer un trait sur les friandises ?

Une étude américaine a rapporté que, parmi les propriétaires de chiens, 86 % d’entre eux partageaient des collations avec leur animal de compagnie, et 64 % partageaient même leurs repas avec leur animal de compagnie. Certaines personnes ont un penchant psychologique à partager leur nourriture avec d’autres personnes ou avec leurs animaux.

Ces propriétaires étant irrémédiablement habitués à gâter leurs animaux, il faut en tenir compte dans le programme d’amaigrissement. La nature, le volume et la quantité totale des récompenses alimentaires et des friandises doivent être évalués avec précision. Selon les restrictions alimentaires qui s’imposent, il faut avoir recours à des friandises inhabituelles ; il est surprenant de constater que de nombreux chiens apprécient les carottes, le céleri, et même la laitue ou le pop-corn ! L’exercice physique peut permettre de dépenser les excès de calories apportés par les friandises.

Des récompenses alimentaires peuvent aussi être distribuées après un exercice ou un effort particulier. Si possible, une partie de la ration normale de l’animal peut être utilisée à cet effet, mais si les récompenses s’y surajoutent, elles ne doivent pas compromettre l’équilibre nutritionnel du régime ou accroître l’apport calorique. Une récompense peut être de très petite taille, environ la taille d’un raisin sec, et il n’est pas nécessaire de la prodiguer chaque fois que l’animal réagit correctement.

En fait, un chien encouragé par intermittence sera performant plus longtemps et plus intensément qu’un animal encouragé continuellement. Quand l’animal a acquis les comportements souhaités, des renforcements sociaux suffisent habituellement à les maintenir.

Le jeûne du chien, une autre solution contre l'obésité

Le jeûne peut être préconisé comme moyen de traiter l’obésité. L’animal est hospitalisé et, après s’être assuré de l’absence de trouble endocrinien ou métabolique, on lui supprime toute alimentation. L’eau reste disponible à volonté.

Une fois le poids désiré atteint, un aliment industriel est introduit progressivement. L’animal rentre chez lui, mais doit se plier à des contrôles réguliers pour adapter la quantité d’aliment. Cette méthode permet une perte de poids rapide, mais elle présente des risques tels que des lésions tissulaires et l’impossibilité pour le chien de se remettre à manger normalement.

Lors de restriction alimentaire, les chiens peuvent manifester des comportements exacerbés comme « importuner » leur maître, être agités, fouiller dans les ordures, être « irritables ».

 
Florence Desachy
  • Docteur vétérinaire comportementaliste, enseignante et directrice d'une collection d'ouvrages animaliers

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