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Race de chien :

Mon chien a peur en voiture

La voiture évoque des sensations différentes aux chiens. Certains en sont tellement enthousiastes qu’ils y grimpent à la moindre occasion ; d’autres la détestent cordialement et essaient par tous les moyens d’y échapper. Se déplacer en voiture ne fait pas partie des comportements naturels des chiens. Il est donc compréhensif qu’ils éprouvent de la méfiance.

Il est important d’enseigner aux chiots à ne pas avoir peur. En effet, tous les heureux propriétaires de chiens voyageurs affirment les avoir habitués très tôt à la voiture, en les emmenant dans des lieux agréables (au parc, à la campagne, à la mer ou en vacances) et ce n’est qu’après qu’ils ont affronté les voyages « déplaisants » (chez le vétérinaire).

La peur de la voiture peut aussi survenir lors d’une expérience traumatisante, comme un accident de la route. Certains chiens s’agitent non pas parce qu’ils ont peur, mais parce qu’ils sont tout excités devant le paysage qui défile. Ils pensent peut-être que plus ils s’agitent, plus les images qu’ils verront par la fenêtre seront intéressantes.

Une autre cause d’intolérance à la voiture est l’impossibilité de contrôler la situation. Le chien ne comprend pas pourquoi le paysage bouge si rapidement, et d’où provient tout ce bruit. D’habitude le maître, pour le calmer, le caresse et lui parle doucement, mais cette attitude, au lieu de le tranquilliser, l’excite encore plus et l’autorise à continuer, justement parce qu’il voit le comportement (que l’on souhaite faire cesser) récompensé.

La peur de la voiture peut survenir chez le chien :

- quand il la voit
- quand elle démarre
- en faisant des parcours déterminés (la route pour se rendre chez le vétérinaire)
- à la vue de certaines personnes (le pompiste par exemple)

Votre fidèle ami est énervé lorsqu’il reste enfermé tout seul dans une voiture : ce n’est pas parce qu’il a peur de voyager, mais c’est qu’il éprouve une sorte d’agressivité territoriale. Un chien qui souffre du « mal de voiture » s’agite, bave, vomit, peut uriner ou déféquer ; certains rongent les ceintures de sécurité et les sièges ou aboient et hurlent pendant tout le trajet.

Il est possible de vaincre la peur de voyager à l’aide d’une thérapie appropriée, mais il est plus simple de la prévenir. Pour y parvenir, il faut habituer le chiot à la voiture dès ses premières semaines de vie (à partir de la troisième), en la présentant comme une chose agréable, par exemple en jouant sur la voiture avec lui, ou en l’accompagnant au parc ou à la campagne, où il peut courir et s’amuser. Les premières fois qu’on emmène un chien en voiture, il vaut mieux qu’il soit à jeun depuis au moins 8-10 heures, afin qu’il ne vomisse pas.

Quelle attitude adopter ?

Pour vaincre la peur de voyager du chien, on utilise la technique de la désensibilisation systématique. On essaie préalablement d’individualiser le stimulus qui provoque l’agitation pour ensuite agir sur elle. Il faut entraîner le chien tous les jours avec une série d’exercices.

• Montrez-lui une voiture à une distance suffisamment importante pour qu’il ne s’agite pas (dans les formes très graves de phobie des transports, la vue de la voiture suffit à le faire fuir). Demandez-lui de s’asseoir et restez à ses côtés, tranquillisez-le, en réduisant progressivement la distance qui le sépare de la voiture jusqu’à ce qu’il puisse la toucher ; laissez-le alors tourner autour et la renifler.

• Quand il se sera familiarisé avec la voiture, avec le moteur éteint, ouvrez le coffre et faites-y monter votre chien pour le refaire descendre tout de suite après ; répétez l’exercice, en l’interrompant au premier signe d’ennui. Faites-le également monter dans l’habitacle, d’abord devant, puis derrière. Vous pouvez également lancer un jouet sur la voiture et ordonner à votre chien de le prendre et de le ramener. Lorsqu’il réagit correctement, récompensez-le tout de suite par une sucrerie ou bien des caresses.

• S’il ne s’agite plus lorsqu’il monte dans la voiture arrêtée, mettez-la en marche et répétez les exercices précédents. Au début, allumez le moteur pendant quelques secondes, puis éteignez-le tout de suite. Lorsqu’il se sera familiarisé avec le nouveau bruit, gardez-le allumé un peu plus. La première étape du dressage demande plus ou moins de temps selon le sujet. Ne soyez pas impatient car, en allant trop vite, vous pourriez tout gâcher.

• Une fois que le chien s’est accoutumé à la voiture, et qu’il s’est habitué aussi bien au bruit qu’aux soubresauts, il est possible d’effectuer le premier petit voyage. Faites conduire un ami et placez le chien dans le coffre ou sur le siège arrière, en lui ordonnant de rester assis et demeurez près de lui pour le rassurer. Allongez progressivement le trajet, en le laissant seul. S’il gigote, ne le réprimandez pas et ne le caressez pas pour le calmer, faites semblant de rien et reprenez l’exercice à un stade précédent.

• Il est possible de résoudre le problème du chien qui s’excite à la vue du paysage qui défile en lui empêchant de regarder dehors. Pour les chiens de taille petite et moyenne, la solution consiste à le faire voyager dans une cage de transport fermée de tous les côtés (il en existe en plastique et en métal dans le commerce). Quant aux gros chiens, il est préfèrable de les placer dans le coffre ou sur le siège arrière, en obscurcissant les fenêtres à l’aide de petits rideaux.

En France le transport des animaux domestiques est réglementé par le Code de la Route qui à l’article 169 « Transport de personnes, d’animaux et d’objets sur des véhicules à moteur » déclare :

1. Dans tous les véhicules, le conducteur doit avoir la plus ample liberté de mouvement possible afin d’effectuer les manoeuvres nécessaires à la conduite […]

6. Dans les véhicules autres que ceux autorisés par l’art. 38 du décret du 8 février 1954, N° 320 (2), il est interdit de transporter plus d’un animal domestique et dans des conditions constituant un obstacle ou un danger pour la conduite.

Le transport des animaux domestiques, même en nombre supérieur à un, n’est consenti que dans la mesure où les animaux sont placés dans des cages prévues à cet effet, des conteneurs ou derrière le siège du conducteur expressément isolé par une grille ou par tout autre moyen adapté qui, s’ils sont installés de façon permanente, requièrent l’autorisation de la Direction générale du ministère des transports.

En résumé, pour le transport d’un chien, une grille de protection n’est pas obligatoire tant que l’animal ne constitue pas un obstacle ou un danger pour la conduite ; s’il y a plusieurs chiens, il est nécessaire de mettre une grille prévue à cet effet ou un autre moyen analogue et de les faire homologuer.

 
Franco Fassola
  • Docteur vétérinaire spécialiste des animaux de petite taille dont les NAC

1 commentaire(s)

il y a 5 ans
On peut aussi donner les repas du chien dans la voiture. SI la voiture devient agréable "associée, par exemple, au moment du repas" le chien se conditionnera à ne plus en avoir peur.
Cela demande de la patience et de la persévérance.
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