Un technicien vétérinaire accusé d’avoir pratiqué des euthanasies cruelles
A Los Angeles, aux Etats-Unis, un technicien vétérinaire travaillant dans une fourrière a été renvoyé pour avoir pratiqué une euthanasie inhumaine sur des chiens errants.
Manuel Boado, 64 ans a été engagé en 2007 par une fourrière locale de Los Angeles comme technicien vétérinaire. La semaine dernière, il a été mis à la porte après avoir utilisé une technique interdite pour euthanasier des animaux.
Après avoir échoué à injecter le sédatif aux chiens qu’il avait pour mission « d’endormir », le technicien vétérinaire les aurait emmené dans une pièce où il y avait déjà d’autres cadavres d’animaux et aurait planté une seringue dans leur veine jugulaire pour mettre fin à leurs jours.
Un autre employé de la fourrière aurait alors entendu Manuel Boado perdre patience face à un chien qui ne mourrait pas. En entrant dans la pièce il aurait vu 2 corps de chiens étendus sur le sol et un troisième à moitié couvert de sang.
Une euthanasie dans le sang et la barbarie
Un troisième employé témoigne être passé devant cette même pièce et déclare avoir eu des haut-le-cœur en voyant les animaux se débattre, trembler et uriner.
Cet employé précise : « En enfonçant cette aiguille dans la jugulaire, il provoquait une grande perte de sang. Je n’avais jamais vu autant de sang et personne agir ainsi auparavant. »
Les responsables de la fourrière ayant mis ce technicien à la porte déclarent : « En ne parvenant à injecter du sédatif à ces chiens et en les plaçant dans un lieu où il y a déjà des cadavres d’animaux et d’autres qui gémissent, cet employé à créé un climat terrifiant. Il est inconcevable d’ajouter un élément de peur alors que vous êtes sur le point de prendre la vie d’un animal. »
L’avocat de Manuel Boado nie l’acte de cruauté animale et souligne qu’il a déjà accueilli des chiens de la fourrière chez lui. Il précise également que ce technicien n’a jamais reçu de formation adéquate pour mettre fin à la vie des chiens errants.
Les fourrières montrées du doigt
Au-delà du scandale de l’euthanasie barbare pratiquée par cet employé, cette affaire soulève la question de l’euthanasie dans les fourrières.
Une fourrière est en droit d’euthanasier un chien errant s’il est trop malade, trop agressif pour être adopté ou tout simplement si les refuges animaliers alentours sont surchargés.
Aux Etats-Unis, ce sont en moyenne 3 à 4 millions d’animaux de compagnie qui sont euthanasiés chaque année.
En France, un chien errant dont on ne retrouve pas le propriétaire (parce qu’il n’est pas identifié par puce électronique ou tatouage par exemple) est considéré comme abandonné et devient la propriété de la fourrière 8 jours ouvrés après sa capture. Il peut être cédé à une association de protection des animaux ou euthanasié selon l’avis d’un vétérinaire.






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