Prince, le chien qui a blessé une fillette aura droit à une seconde chance
Le drame date de juillet dernier et avait défrayé la chronique sous la pression des médias. Au cours d’une soirée animée, Prince, un Bull terrier récemment adopté, avait mordu au visage une fillette de 4 ans.
Alors que l’euthanasie de l’animal était préconisée, les associations de protection des animaux et les passionnés de la cause animale ont fait pression, notamment par le biais d’une pétition qui a recueilli plusieurs milliers de signatures, pour que la vie de Prince sera épargnée.
"Il a mordu, il mordra à nouveau"
En juillet dernier, le malheur d’une famille avait rapidement fait les gros titres des médias qui se sont empressés de relancer le sempiternel débat sur les « chiens dangereux ».
Car Prince avait un passé douloureux. L’animal avait été découvert seul avait son précédent maître décédé 15 jours plus tôt. Pour survivre, l’animal s’était nourri du corps du défunt.
Les journaux se sont emparés de l’histoire pour asséner des idées reçues du type : « Un chien qui a goûté au sang ne peut plus s’en passer ».
Brigitte Bardot, par le biais de sa fondation, s’est publiquement prononcée pour le sauvetage du Bull terrier.
C’est le maire de Boulogne, ville dans laquelle les faits se sont produits, qui a eu le dernier mot. La voix du nord rapporte ses paroles : « J'ai pris la décision qui me paraissait la plus pertinente. Il était plutôt raisonnable que le chien ne soit pas replacé dans la région. Ma préoccupation était qu'il ne reste pas en contact avec un environnement difficile. Il faut calmer les choses... ».
Prince, sauvé par la Fondation Bardot
Prince a donc quitté la fourrière de Boulogne en début de semaine sur décision du maire et a été confiée à la Fondation Brigitte Bardot.
Selon le responsable de la communication de la Fondation, Bruno Jacquelin, il est dans une structure où son avenir est assuré et où il pourra finir ses jours en toute sécurité.
Toutefois, une éventuelle adoption de Prince n’est pas à l’ordre du jour. La Fondation souhaite surtout que l’animal retrouve l’anonymat.
La présidente de l’association SOS victimes de chiens, Stéphanie Farges-Ortiz, n’hésite pas à exprimer son mécontentement, quitte à remettre de l’huile sur le feu : « Je suis très choquée. C'est un pied de nez fait aux victimes. Ce chien nécrophage avait un lourd passé, la première adoption s'était mal passée. S'il y a un nouvel accident, qui va en porter la responsabilité ? »
Quoi qu’il en soit, cette décision est une victoire pour les défenseurs de la cause animale, et c’est à souligner !






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