Mayenne : un trafic de chien démantelé et condamné
Trois couples, originaires de Laval en Mayenne et de la région parisienne ont comparu devant le tribunal correctionnel pour trafic d’animaux. Entre 2006 et 2008, ces individus se sont rendus en République Tchèque pour acheter des chiens de race qu’ils revendaient moitié prix en France, par rapport au prix du marché.
Au total, on estime que les couples ont amené en France entre 40 et 160 chiens, dont certains n’étaient même pas vaccinés contre la rage ! Rappelons que la vaccination antirabique est obligatoire pour un chien qui vient de l’étranger.
Internet, lieu privilégié du trafic
Les trafiquants conduisaient les chiens en voiture et les revendaient en magasin ou sur Internet (ce n’est pas la première fois que du trafic d’animaux est déploré sur des sites de petites annonces).
L’avocat de la Fondation Assistance aux Animaux et de l’association Stéphane Lamart rappelle un chiffre effarant : « Au niveau mondial, le trafic d’animaux est le troisième qui génère le plus d’argent, après la drogue et les armes ».
Il serait donc logique que les peines soient exemplaires. Pourtant, les 6 prévenus n’ont été condamnés qu’à 3 à 6 mois de prison avec sursis, et seul un d’entre eux écope d’une amende de 1.000 euros. Cette peine, largement clémente, vient du fait qu’il n’y a pas eu de mauvais traitement sur les chiens.
Trafic de chien : Paris gangrainée
En mars 2010, la Société Nationale pour la Défense des Animaux et l’association Stéphane Lamart lançaient une campagne choc contre le trafic de chiens qui sévit sur les trottoirs des beaux quartiers de Paris.
Ces chiots et chiens, issus d'élevages dans les pays de l’est, sont vendus à la sauvette par des mendiants qui cherchent à apitoyer les passants.
Ces chiens sont malheureusement souvent en mauvaise santé, ont de faux papiers d’identité, et n’ont pas reçu les vaccins obligatoires.
Avec la banalisation du trafic d’animaux sur le web, il est grand temps que les pouvoirs publics réagissent et mettent en place un véritable système de répression. Quant à ceux qui souhaitent adopter un animal, qu’ils se dirigent vers un éleveur ou un refuge animalier.


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