Massacre de chiens errants pour l’Euro 2012 : l’Ukraine a-t-elle menti ?
Une épidémie de rage à Kiev, la capitale de l’Ukraine. Est-ce la nouvelle parade que le gouvernement ukrainien a trouvée pour justifier le massacre des chiens errants qui a débuté il y a plusieurs années déjà en vue de l’Euro 2012 ?
Il y a quelques mois, des mouvements de protection des animaux ont dénoncé les pratiques barbares qu’utilisent les autorités ukrainiennes pour « nettoyer les villes » des chiens errants avant la grande compétition de football qui aura lieu en Ukraine et en Pologne.
Les chiens se trouvant dans la rue étaient tués, par injection létale ou pire, jetés vivants dans un four crématoire.
Une indignation au-delà des frontières
Des images insupportables ont circulé et les pétitions se sont multipliées pour stopper le massacre.
En novembre 2011, le ministre de l’environnement ukrainien a demandé l’interdiction des tueries de chiens errants sous la pression des associations de protections d’animaux un peu partout en Europe.
Mais début janvier, les autorités de Kiev auraient invoqué des cas de rage transmis à l’homme pour justifier le fait que les chiens soient tirés à vue, à partir du moment où ils sont dans la rue. D’ailleurs, les autorités de Kiev sont probablement passées à côté du discours d’interdiction du premier ministre ukrainien.
C’est ce qu’affirme Alexander Hirczy, le directeur d’une clinique vétérinaire en Autriche et fervent défenseur de la cause animale, dans des propos rapportés par le site France 24.
Une fosse commune de chiens
Son mouvement, Stop Killing Dogs a mis en ligne une vidéo au contenu véritablement choquant. Des militants de la cause animale auraient pris ces images le 6 janvier 2012 dans la ville de Gorlovka à l’est du pays.
On y voit une fosse commune dans laquelle sont entassés un nombre incalculable de chiens. Certains ont encore une seringue hypodermique dans le corps.
Tuer les chiens errants est-elle la seule solution pour l’Ukraine ? Non, encore moins de les tuer dans des conditions aussi cruelles.
La stérilisation massive, la construction de centres d’adoption et refuges ou encore la mise en place d’enclos temporaires, sont autant de solutions pour éviter un massacre dont l'égoïsme de l’homme et l'industrie du spectacle seront entièrement fautif.






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