Le Québec entre en guerre contre les usines à chiots
Courant 2008, le Québec découvrait avec stupeur le phénomène des usines à chiots dont les pratiques ont été dénoncées par des groupes de défenses des animaux et les médias canadiens.
Méthodes d’élevage irrespectueuses
L’usine à chiots se caractérise par un élevage de plusieurs races de chiens en masse, dans un lieu qui n’est pas aux normes pour cette activité (hangar, garage…).
L’appât du gain gouverne la personne qui met en place ce type d’élevage. Les chiens ne sont donc pas soignés mais entretenus dans des conditions déplorables, à l’image de cet élevage de la Meuse où 38 Bichons ont été récupérés dans un état déplorable.
Mais cela va changer comme l’affirment 2 responsables du ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'alimentation du Québec (MAPAQ). Des articles de lois sont destinés à améliorer la vie des animaux gardés dans les refuges, les élevages, les fourrières ou tout autre établissement qui héberge chats et chiens, comme le rapporte Cyberpresse.
Des règles d’élevage strictes
De la nourriture fraîche sans contaminant, de l’eau potable tempérée, un habitât étanche qui protège des intempéries, du soleil des courants d’air…
Mais aussi un sol qui permet l’écoulement des urines et optimisé pour le nettoyage, des enclos dans lesquels le chien peut se tenir couché, et une vue sur l’extérieur.
S’ensuivent des règles sur l’exercice la traçabilité des animaux, leur état de santé… Dans les lignes, le projet est idéal. Mais qu’en est-il de sa réalisation ?
Mise en application laborieuse
Plusieurs associations de protection des animaux regrettent que les mesures n’aillent pas plus loin.
Notamment en ce qui concerne l’euthanasie : l’utilisation de chambres à gaz sera tolérée alors qu’elle est hautement controversée.
Par ailleurs l’accent n’est pas suffisamment mis sur la stérilisation, le meilleur moyen d’éviter la surpopulation, donc le recours à l’euthanasie.
Enfin, ces associations déplorent le manque de moyens mis à disposition pour faire respecter ce nouveau règlement. Pas suffisamment d’inspecteurs, et des amendes encore trop peu dissuasives.






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