Le gouvernement québécois reconnaît l’abattage massif de chiens de traineau
Lundi, le premier ministre québécois Jean Charest a publiquement reconnu que l’abattage massif de chiens de traîneau dans les années 50 et 70 a porté préjudice à la population Inuit ainsi qu’à sa culture.
Alors en visite à Kangiqsualujjuaq (Grand Nord), il a également promit d’investir 3 millions de dollars canadiens dans la promotion et la protection de la culture Inuit dans laquelle les chiens de traineau ont toujours eu une importance capitale.
Des chiens de traîneau délibérément massacrés
En 1999, des aînés de la communauté Inuit avaient pour la première fois rendus publics les faits dont ils tiennent responsable le gouvernement québécois de l’époque : entre les années 50 et les années 70, leurs chiens de traineau auraient, d’après eux, été massacrés par les forces de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) sur ordre de l’Etat.
La communauté Inuit accusait en effet le gouvernement québécois d’avoir voulu les sédentariser et les maintenir dépendants des institutions québécoises en abattant leurs chiens de traineau.
Sans leurs plus fidèles compagnons, les Inuits étaient incapables de se déplacer, de chasser et même de se réchauffer pendant les tempêtes.
Le gouvernement ne reconnaît pas son implication directe
Mais lors de leur visite, les officiels québécois n’ont pas reconnus la responsabilité directe du gouvernement du Québec dans ces abatages massifs. Ils ont seulement avoué que ces terribles exactions ont mis en péril le peuple inuit.
Dans un rapport présenté par Stockwell Day, ministre de la Sécurité publique et de la Protection civile du Canada et rendu public en 2009, il a en effet été admis que « les membres de la GRC ont éliminé des chiens de traîneau Inuits, et d’autres chiens, pour des raisons de santé et de sécurité publiques, conformément à la loi, afin d’endiguer les épidémies de maladies canines ».
En février dernier, le Canada a encore été le théâtre de crimes odieux : 100 chiens de traîneau avait été tués car jugés inutiles.


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