Dogue du Tibet : accessoire de luxe tendance en Chine
Depuis peu, le Dogue du Tibet est devenu le nouvel accessoire de luxe pour les Chinois fortunés, qui l’achètent en complément de manoirs et de voitures de sports. Dans ce pays communiste, tout signe extérieur de richesse était généralement mal vu. Posséder un chien était même à une époque banni par le Parti, car considéré comme bourgeois. Mais depuis quelques années, le capitalisme gagne petit à petit le pays, permettant à certaines libertés de voir le jour, dont celle de devenir propriétaire d’un chien, et si possible un Dogue du Tibet.
Peut-être est-ce la ressemblance du Dogue du Tibet avec le lion, symbole de puissance et de fortune, qui rend l’animal si prisé en Chine ? Ce chien est en tout cas devenu si demandé que les ventes ont atteint des sommes astronomiques, certains étant prêts à payer près d’un demi-million de dollars pour acquérir l’animal. Les éleveurs de la race en Chine n’hésitent pas à vendre leurs chiens pour des dizaines de milliers de dollars, avoisinant parfois les 100 000 $ (environ 75 000 €).
« Avant, je préférais investir dans des bergers allemands, mais les Mastiffs tibétains sont tendance en ce moment ! » déclare Sui Huizheng, propriétaires d’environ 20 chiens de cette race.
La présidente de l’association américaine des Dogues du Tibet se déclare surprise de cet engouement soudain. « Je peux comprendre l’enthousiasme devant les diamants ou les courses de chevaux, mais je ne comprends pas que quelqu’un soit prêt à payer un demi-million pour un chien. Leur espérance de vie n’est pas spécialement longue, et ces chiens ne sont pas particulièrement rares ; je ne m’explique donc pas pourquoi ils sont si estimés en Chine. »
Après l’immobilier australien et les créateurs français, les riches Chinois s’entichent à présent des Dogues du Tibet. Ces chiens permettent, dans ce pays émergent où les millionnaires sont de plus en plus nombreux, d’affirmer son statut aux yeux du monde.
Après les stars et leurs chihuahuas, voici un nouvel exemple de chien utilisé à des fins narcissique et égoïste, sans amour ou intérêt véritable pour l’animal, mais pour l’image du maître.


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