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Race de chien :

Des chiens de berger pour préserver les guépards en Namibie

Des chiens de berger pour préserver les guépards en Namibie

Chaque année en Namibie, des dizaines de félins sauvages sont tués parce qu’ils représentent une menace pour le bétail des éleveurs. Le Fonds de protection des guépards a alors décidé de protéger les animaux et les fermiers, tout en évitant aux prédateurs d’être massacrés. Pour ce Fonds, la solution idéale, c’est l’aide des chiens.

Une pratique ancestrale

Les chiens de berger sont utilisés depuis la nuit des temps pour protéger le bétail des prédateurs qui rôdent autour des exploitations agricoles. C’est d’ailleurs pour cela qu’on les a appelés « chiens de berger ». Mais aujourd’hui, dans les pays développés, ces chiens sont de moins en moins utilisés pour cette fonction, et tendent à devenir de « simples » chiens de compagnie.

En Namibie, c’est tout l’inverse : le Cheetah Conservation Fund (Fonds de protection des guépards, CCF) a décidé de réinventer le concept du chien de berger, et de l’adapter aux problématiques locales, rapporte l'AFP.

Les guépards : une menace pour le bétail ?

Dans les années 1980, près de 10 000 guépards, considérés comme des tueurs de bétail, ont été tués essentiellement pas des agriculteurs, soit jusqu’à un millier par an.  Si bien qu’aujourd’hui, il ne reste plus que 10 000 guépards dans le monde (dont 4 000 en Namibie). Face à ce triste constat, le CCF a voulu réagir afin d’empêcher les agriculteurs de tuer les fauves.

Pour ce faire, le Fonds mise sur l’aide précieuse apportée par les chiens de berger. Elevés par des écologistes, des bergers d’Anatolie sont destinés à protéger les fermes namibiennes : « Les chiens protègent le troupeau, de sorte que les agriculteurs n'ont pas à tuer les prédateurs », résume Laurie Marker, directrice du CCF. « C'est une méthode de contrôle des prédateurs non létale. Elle est écologique, tout le monde est content, c'est gagnant-gagnant. » explique-t-elle à l'AFP.

« Elle doit être une chèvre »

Concrètement, les chiots sont intégrés au troupeau dès leur plus jeune âge. Ils mangent, sortent et dorment avec le bétail, de façon à ce qu’ils y soient totalement habitués. Retha Joubert, éleveuse de chèvres et de moutons, et propriétaire d’une chienne nommée !Nussie, témoigne : « Elle doit s’associer avec les chèvres, elle doit être une chèvre, elle fait partie d’un groupe, et c’est le principal élément pour qu’elle protège les animaux. »

La présence d’un chien dans un troupeau s’avère efficace. Les aboiements suffisent à éloigner les prédateurs. Grâce à son chien, Retha Joubert n’a perdu qu’un seul animal l’an dernier, contre 60 en 2008. De même, le CCF note une « diminution de la perte de bétail de 80 à 100%, quel que soit le prédateur, quand les agriculteurs ont le chien ». Une preuve que le système fonctionne, même si seulement 450 chiens ont été placés en 19 ans.

Sacrifier un chien pour sauver un guépard

Cependant, une telle réussite à une contrepartie. En effet, sauver la vie des guépards  nécessite parfois le sacrifice d’un chien. Aucun d’entre eux n’est à l’abri d’une attaque mortelle.

Mais les félins ne sont pas le seul danger que peuvent rencontrer les chiens en Namibie : Peu adaptés aux vastes élevages ainsi qu’aux animaux qui les traversent (antilopes), les chiens de berger sont sujets aux morsures de serpents, aux piqûres de scorpions, aux cancers provoqués par l’exposition au soleil, et souffrent de la chaleur étouffante. Une situation loin d'être idéale pour ces chiens alors même que la réputation des fauves comme étant des  « tueurs de bétail » demeure injustifiée.

Crédits photo : Heather Paul - Flickr

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