Chiens d’attelage abattus : Québec et Ottawa doivent s’excuser
Plus d’un millier de chiens d’attelage appartenant aux Inuits ont été abattus par la police québécoise dans les années 50 et 60, selon le rapport d’un juge à la retraite. Ces massacres des chiens d’Inuits se justifiaient soi-disant pour des raisons de sécurités dans les villages du grand Nord.
Les gouvernements canadien et québécois devront, cinquante ans plus tard, répondre de leurs crimes, présenter des excuses aux Inuits de Nuvanik et payer une compensation financière. Pour la première fois en cinquante ans, la lumière est faite sur la responsabilité des « autorités blanches » dans l’extermination des animaux.
Ces massacres ont bien évidemment lourdement affecté les relations des Inuits avec les Canadiens, et ont été très préjudiciable pour leur mode de vie. Ces chiens avaient en effet un rôle central dans la vie quotidienne des Inuits du Nuvanik : ils assuraient la survie du peuple et leur offraient un moyen de transport inestimable. Le gouvernement canadien est lui aussi impliqué pour n’avoir pas réagi au moment où se sont déroulées les tueries.
Dans les années 50, après avoir tenté une cohabitation avec les Inuits, les Blancs imposent des lois sur leurs chiens, leur demandant de les tenir en laisse. Cet ordre n’est pas entendu par les Inuits qui, en tant que nomades habitués à voir leurs animaux courir en liberté, ne peuvent comprendre qu’on leur demande de les attacher. Les policiers canadiens répondent immédiatement en abattant les chiens ou en forçant les Inuits à le faire eux-mêmes.
Ce rapport devrait donc rendre leur dignité aux Inuits et à leur tradition qui intègre les chiens à part entière dans leur quotidien. Les compensations financières qui seront versées serviront à promouvoir la culture et la langue inuite.


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