En Suisse, on peut encore tirer sur les chats errants
Selon une loi fédérale Suisse, les chats errants font partie des espèces que tout un chacun peut chasser. En effet, il n’est pas rare que ces chats abandonnés soient supprimés à coups de carabine. L’association SOS chats, qui se bat pour interdire ce " massacre ", est aujourd’hui entendue par un politique.
Promouvoir la stérilisation, pas la violence
Tomi Tomek, la présidente de l’association SOS Chats, plaide depuis des années en faveur des chats errants suisses. Plutôt que de leur tirer froidement dessus, elle milite pour que des campagnes de stérilisation soient mises en place. En privant les félins errants de leurs fonctions reproductives, l'association estime que leur nombre pourrait considérablement baisser.
" Quand on voit les chats sur lesquels on a tiré, c'est atroce, on ne peut que s'opposer à cette pratique. En ce XXIe siècle, ça ne devrait plus exister ", explique Tomi Tomek.
Une pratique d’autant plus insupportable que les chats tués sont supposés errants. " Les chats domestiques portent de plus en plus souvent des puces et non plus des colliers, comment les distinguer des chats errants ? ", s’insurge Tomi Tomek.
Une pétition qui a fait du bruit
Mais les choses pourraient bien changer. Une pétition en faveur des chats errants suisses a récolté plus de 12 000 signatures. Notre Brigitte Bardot nationale s’est même ralliée à cette lutte.
Jeudi 16 juin prochain, c’est le Conseiller national PDC, Luc Barthassat, qui plaidera en faveur des chats errants massacrés à l’occasion d’une motion à Berne. Le politique a récemment été choqué par la chasse des chats errants. L’animal d’un de ses amis a été retrouvé mal en point après avoir reçu des plombs.
Un combat controversé
Pour l’heure, les massacres se poursuivent. La commune d'Orsières (VS) a récemment engagé un spécialiste pour tirer les chats errants.
" L’interdiction de supprimer les chats errants ne changera pas grand chose au problème ", estime de son côté Sébastien Sachot, conservateur de la faune vaudois. "Actuellement, seuls 5 à 10 d’entre eux, sur une population de plusieurs centaines de représentants, sont abattus par an dans le canton. Cela se passe surtout dans les alpages, où ils s’attaquent à des oiseaux menacées qui nichent au sol, comme la bécasse des bois ", poursuit-il.
Espérons que la motion en faveur des chats errants trouvera un écho favorable auprès des politiques suisses.






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